Côte d'ivoire

Côte d'ivoire (3)

© Afreepress (Lomé, le 21 avril 2016)-La Commission nationale pour la réconciliation et l'indemnisation des victimes (CONARIV) a remis au cours de cette semaine son rapport au chef de l’Etat ivoirien Alassane Dramane Ouattara.

 

Le président de cette institution, Mgr Siméon Ahouana, a profité de l’occasion pour donner l’état de la situation en Côte d’Ivoire et  dire ce qu’il faut faire pour une véritable réconciliation entre les fils et filles de ce pays ouest africain.

 

« Le malaise est profond et il convient, à présent, de mettre un accent particulier sur les initiatives en faveur de la réconciliation. Malgré une élection présidentielle apaisée et les nombreux efforts en faveur de la réconciliation, les poches de division demeurent, les cœurs sont encore chargés de rancœurs, de frustrations, d'amertumes et d'esprit de vengeance », a-t-il relevé au cours de la cérémonie de remise du rapport.

 

En réponse à ces propos, le président ivoirien a fait la promesse de faire tout ce qui en son pouvoir en faveur de la réconciliation et du renforcement de la cohésion sociale.

 

Le processus de réconciliation a été lancé par les autorités ivoiriennes, suite à la crise post-électorale de 2010-2011, crise qui a conduit à la mort de plus de 3.000 Ivoiriens en cinq (5) mois de violences.

 

Il faut dire que la CONARIV a succédé à la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR).

 

Bernadette A.

© Afreepress (Lomé, le 6 mai 2016)-Le Front populaire ivoirien (FPI), le principal parti politique de l’opposition ivoirienne, en conférence de presse ce jeudi à Abidjan, a pointé du doigt un projet de Constitution rédigé « en catimini » par le gouvernement d’Alassane Ouattara.

Si pour cette formation politique, l’initiative de doter la Côte d’Ivoire d’une nouvelle Constitution en remplacement de celle en vigueur qualifiée d’« inadaptée et conflictuelle », on ne peut pas comprendre comment un gouvernement peut soumettre à référendum un projet constitutionnel courant 2016 sans qu’aucune proposition ne soit faite et qu’un calendrier ne soit connu de la scène politique.

« Le gouvernement pense que c’est de cette façon que la Côte d’Ivoire va se doter d’une Constitution consensuelle qui va permettre un nouveau départ. Il ne faut pas penser que nous tolérerons qu’on nous impose une Constitution qui sera taillée sur mesure pour arranger des partis politiques », a déclaré Pascal Affi N’guessan qui suspecte un « manque de transparence » autour de ce projet.

Selon lui, il faut une grande concertation nationale où les chefs traditionnels, les religieux, les représentants des partis politiques et de la société civile, les jeunes et les femmes seront consultés.

Selon les informations, si la majorité des Ivoiriens s’accordent sur la suppression de l’article 35 qui fixe les conditions d’éligibilité (le concept d’ivoirité), il n’en est pas de même pour l’instauration d’un poste de vice-président. Le FPI est foncièrement contre cette proposition.

Telli K.

© Afreepress (Lomé, le 1er juillet 2016)-Le projet de nouvelle Constitution en cours d’élaboration en Côte d’Ivoire doit désormais faire face à un bloc d’action de 23 partis politiques de l’opposition ivoirienne, dont le Front populaire ivoirien (FPI), le principal parti de l’opposition. Par une déclaration signée ce jeudi, ces partis politiques demandent au chef de l’Etat ivoirien de retirer le projet selon eux aussi bien « anti-démocratique » de par la forme et le fond et initié à un moment « inopportun ».

« Le pays n’est pas encore sorti totalement de la crise de 2010-2011. Avec tous les nombreux prisonniers politiques, les procès interminables et qui continuent à entretenir la rancœur et des frustrations, avec les nombreux exilés, il y a une situation nationale telle que nous considérons que ce n’est pas le moment d’engager un processus qui pourrait rassembler tous les Ivoiriens de manière à ce que la nouvelle Constitution nous permette d’éviter les erreurs du passé », pense Pascal Affi N’guessan, le président du FPI.

Pour lui, le chef de l’Etat ivoirien doit renoncer à l’initiative et créer les conditions pour que, a-t-il souligné, « dans l’avenir, nous puissions, avant les élections de 2020 en particulier, si tous les Ivoiriens le désirent, fonder la nouvelle Côte d’Ivoire ».

La réponse du parti au pouvoir, le Rassemblement des républicains (RDR) ne s’est pas fait attendre.

Joël N’guessan, le Secrétaire général adjoint et porte-parole du RDR a estimé que la proposition faite par les 23 partis politiques de l’opposition est « saugrenue ».

« On n’a même pas encore soumis le texte à l’appréciation et ces individus se lèvent pour dire qu’ils ne sont pas d’accord avec la révision constitutionnelle, ils n’ont même pas vu le texte. Leur démarche est saugrenue, ils posent des inquiétudes qui n’ont aucun sens. Il nous faut cette révision constitutionnelle pour éviter de tomber dans les dérives passées », a-t-il déclaré ce vendredi sur une chaîne internationale.

Le projet constitutionnel, sera soumis à référendum en septembre ou octobre prochain, a-t-on appris.

Telli K.

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