jeudi, 20 octobre 2016 07:50

Togo : 20% d’hommes battus par leurs conjointes

©Afreepress-(Lomé, le 20 octobre 2016)- La route sera longue, très longue dans la lutte contre les Violence Basée sur le Genre (VBG) et les stéréotypes qui entourent les sévices exercées sur les hommes dans leur foyer. Ce constat est fait par le journal Focus Info qui consacre un dossier au sujet dans son numéro 167 du 19 octobre 2016.

Selon ce journal, au Togo, près de  20% des victimes des Violence Basée sur le Genre  sont des hommes. «  Toutes les femmes ne sont pas pacifiques,  il y  en a  qui sont très violentes. Qui battent leurs maris, les harcèlent  sexuellement et leur fait subir d’énormes pressions économiques en ménage », rapporte Focus Info qui fait parler Lawson Akpéné, assistante de projets au GF2D. 

Pour celle-ci, l’infidélité est la principale cause de divorce dans les foyers. Elle crée, dit-elle, des « violences psychologiques, des traumatismes assez graves pour la plupart» des victimes. Des problèmes relatifs aux droits successoraux,  partages d’héritage sont aussi des causes de ce phénomène.

Si les femmes sont plus promptes à dénoncer les violences qu’elles subissent et à porter plainte, la situation est différente chez les hommes qui, empêchés par des pesanteurs sociologiques ne franchissent pas le pas.

«Les victimes hommes ont souvent un âge compris entre 35 et 50 ans. D’après les statistiques, les hommes de la ville de Lomé sont plus enclins à se faire aider que ceux de l’intérieur», souligne Lawson Akpéné.

« Ainsi, le 15 septembre dernier dans le centre d’écoute du Groupe de réflexion et d’action Femme, Démocratie et Développement (GF2D) de Lomé, un homme âgé de 37 ans, vivant dans le quartier Hédzranawoé, travaillant dans le bâtiment, vient demander aides et conseils. Sa femme avec qui il a eu deux enfants, lui est infidèle et le couvre d’insultes et de ridicules quand ils sont ensemble en public », relate l’auteur de l’article qui souligne cependant, que la quasi-totalité des plaignants du sexe masculin refuse d’entrer dans la procédure juridiciaire quand la médiation échoue.

Sur près de 1500 cas de violences répertoriées tous les ans par le Groupe de réflexion et d’action Femme, Démocratie et Développement, sur toute l’étendue du territoire togolais, 300 plaintes  viennent des hommes.

Parmi les hommes victimes de violences basées sur le genre, on compte un nombre élevé de jeunes garçons.

A.Y.

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