Diplomatie

Diplomatie (151)

©AfreePress-(Lomé, le 10 octobre 2018)- Le 17e sommet des Chefs d’État et de gouvernement de la Francophonie aura lieu les 11 et 12 octobre 2018 à Erevan en Arménie.

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’intégration africaine, Robert Dussey prend part depuis quelques jours, aux travaux préparatoires de cette rencontre. Des travaux qui réunissent les chefs de la diplomatie des pays-membres de cette organisation, a appris l’Agence de presse AfreePress.

Les Chefs d'État et de gouvernement des pays-membres de la Francophonie se réunissent tous les deux ans dans un pays désigné par l’organisation. Ils statuent sur l’admission de nouveaux membres de plein droit, de membres associés et de membres observateurs et définissent les orientations de la Francophonie de manière à assurer son rayonnement dans le monde, dans un cadre stratégique décennal et adoptent toute résolution qu’ils jugent nécessaire au bon fonctionnement de l'organisation et à la réalisation de ses objectifs.

Le 17e sommet qu’abrite l’Arménie sera en outre, consacré à l’élection du Secrétaire général de l’institution.

Deux candidates sont en lice. Il s’agit de la Secrétaire générale actuelle, la Canadienne Michaëlle Jean et la Rwandaise, Louise Mushikiwabo.

L’Organisation de la Francophonie a vu le jour en 1970. La conférence des chefs d’État et de gouvernement des pays membres est l’instance suprême de l’organisation. Elle fait partie des trois instances consacrées par la Charte de la Francophonie (article 2) avec la Conférence ministérielle et le Conseil permanent.

Raphaël A.

 

©AfreePress-(Lomé, le 10 octobre 2018)-   Assoukou Raymond Krikpeu, le nouveau Représentant résident de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) au Togo, a été reçu en audience mardi 9 octobre 2018 par le Chef de  l’État, Faure Essozimna Gnassingbé. 

M. Krikpeu a dressé le bilan de la mise en œuvre du processus de construction communautaire engagé par son institution et présenté à son hôte, les résultats de la dernière revue annuelle des réformes et des projets financés par l'UEMOA au Togo, a appris l’Agence de presse AfreePress.

Des « résultats assez appréciables », mais qui cachent selon lui, un certain nombre de disparités. « J’ai commencé ma mission en tant que Représentant résident de la commission de l'UEMOA au Togo il y a quelques mois. C’était un devoir pour moi de venir rencontrer le Président de la République », a-t-il déclaré. 

Pour M. Krikpeu, beaucoup d’effort est fait par le Togo et les résultats sont globalement satisfaisants. Le Togo se situe aujourd’hui à un taux de mise en œuvre des réformes de l’ordre de 62 % dans l'espace. Et en ce qui concerne la mise en œuvre des projets financés par la commission de l’UEMOA au Togo, le taux d’exécution est de 57% », a laissé entendre Raymond Krikpeu au sortir de l’audience.

Il a indiqué avoir reçu  des conseils, des orientations et des encouragements du Chef de l‘État en vue de poursuivre son  travail en concertation avec le gouvernement pour donner davantage d’impulsions à la mise en œuvre des réformes et des projets de l’UEMOA.

Christelle A.

©AfreePress-(Lomé, le 2 octobre 2018)- Le Président de la République, Faure Gnassingbé a assisté ce mardi 02 octobre à Conakry, dans la capitale de la Guinée, aux festivités marquant la commémoration du 60ème anniversaire de l'accession du pays de Sékou Touré à la souveraineté internationale, a appris l'Agence de presse AfreePress d'un communiqué de la présidence togolaise.

Le chef de l'État Faure Gnassingbé, selon ce communiqué a pris place aux côtés d'une dizaine de ses pairs africains, dans la loge d'honneur du stade du 28 Septembre. Stade qui a accueilli la foule de Guinéens et de ressortissants d’autres pays vivant en Guinée, pour les festivités.

« Arrivé le lundi 1er Octobre 2018 dans la capitale guinéenne, le Chef de l’Etat, SEM Faure Essozimna 

Gnassingbé a honoré de sa présence les festivités marquant la commémoration des 60 ans d’accession à la souveraineté internationale de la République de Guinée ce 02 octobre 2018. 

C’est dans un stade archi-comble, paré aux couleurs de la Guinée que le Président de la République togolaise a pris place aux côtés de dix autres Chefs d’Etat du continent, venus rendre hommage au 

Père fondateur de la Guinée Sékou Touré mais aussi témoigner leur amitié et leur solidarité au peuple guinéen et au Chef d’État actuel, son Excellence Professeur Alpha Condé », indique la Direction de la Communication et de l'information de présidence togolaise.

Une « union sacrée des Chefs d’Etats africains », qui selon le communiqué « illustre à merveille la volonté des peuples d’Afrique de se soutenir pour relever les défis de croissance et de développement qui se dressent devant eux ».

Une démonstration du ballet national, un « gigantesque » défilé civil, militaire et paramilitaire, puis un feu d’artifice ont meublé la commémoration des 60 ans d’indépendance de la Guinée, informe la partie togolaise.

Il faut noter que le Président guinéen, Professeur Alpha Condé fait partie des deux facilitateurs désignés par la CEDEAO dans la crise togolaise.

A.Y.

©AfreePress-(Lomé, le 29 septembre 2018)- Les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) et l’Union Européenne ont procédé vendredi 28 septembre 218 à New-York aux États-Unis, au lancement d’un nouveau processus de négociation de l’accord post-Cotonou, a appris l’Agence de presse AfreePress.

Il s’agit d’un nouvel accord de partenariat qui vise l'instauration d'une synergie d’actions pour un développement inclusif des pays membres des ACP-UE.

La cérémonie de lancement a été co-présidée  par le ministre togolais des Affaires étrangères, de la coopération et de l’intégration africaine, Prof Robert Dussey et Neven Mimica, Commissaire européen à la Coopération internationale et au Développement.

Selon  les informations parvenues à l'Agence AfreePress, ce partenariat devra permettre d’ici 2020 aux deux parties de travailler conjointement pour la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) à l’horizon 2030. Il guidera également les efforts conjoints des pays engagés pour relever les défis urgents tels que ceux liés à la question des changements climatiques, la migration, la paix et la sécurité.

Présenté comme l’un des cadres de coopération les plus anciens et les plus complets en matière de coopération entre l’UE et ses pays en voie de développement, ce processus de négociation qui est en même temps un accord de partenariat vise aussi à bâtir des États et des sociétés pacifiques et résilients, ainsi qu'à stimuler des investissements, à soutenir le développement du secteur privé et à approfondir l'intégration régionale. 

« L’horizon de notre coopération reste dégagé et il y a plein d’espace et d’espoir pour explorer de nouvelles opportunités », a déclaré le Ministre Robert Dussey.

Pour le diplomate togolais désigné négociateur en chef du Groupe ACP, cette coopération devrait « véritablement » contribuer au développement des 79 pays membres de l’ACP.

« Le mandat de négociation du Groupe ACP appelle à un accord unique juridiquement contraignant, équitable et équilibré, qui sera guidé par des questions transversales et sur des piliers thématiques stratégiques comme l’investissement, la coopération, le développement, l’innovation (…) Les directives de l’UE reposent sur un socle commun et trois partenariats régionaux », a-t-il ajouté.

Les négociations de l’accord post-Cotonou permettront de conclure un partenariat renforcé entre l’UE et ses États membres d'une part, et les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, d'autre part. Le but étant de faciliter la prise de positions communes sur la scène internationale, renforçant ainsi le multilatéralisme et un ordre international fondé sur des règles.

En rappel, la date butoir de l'entrée en vigueur du nouvel accord est l'année 2020.

Raphaël A.

©AfreePress-(Lomé, le 27 septembre 2018)- Le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé a pris part mercredi 26 septembre 2018, à la 2ème édition de l'événement « One Planet Summit » organisée par le Président français, Emmanuel Macron en marge de la 73ème session de l'Assemblée Générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU) à New York aux Etats-Unis.

Le Président togolais a animé mercredi dernier, un panel aux côtés de plusieurs décideurs du monde engagés en faveur du changement climatique tels que Bill Gates, Hilda Heine, Présidente des Îles Marshall et le Vice Président de The Balbo Group, Leontino Balbo.

Seul Président africain invité à ce sommet par son homologue français, l’intervention du Président togolais a porté essentiellement sur l’engagement des Etats dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris ainsi que le mécanisme d’approche de lutte contre le changement climatique. 

« Nous devons aller vite. Notre engagement dans la lutte contre le changement climatique doit être respecté. Ce dont nous avons besoin, c'est de trouver un mécanisme pour réduire les risques liés à l'investissement dans les zones reculées. Si nous ne le faisons pas, nous ne gagnerons pas la bataille contre le changement climatique », a-t-il indiqué au cours de ce panel.

Le Président n’a pas manqué de rendre un vibrant hommage au président français, Emmanuel Macron désigné lors de ce sommet « Champion de la Terre » par le Programme des Nations Unie pour l’environnement, pour son engagement dans la lutte contre le changement climatique. 

« Je remercie le Président @EmmanuelMacron pour cette invitation qui nous permet de renforcer durablement cette coalition lancée il y a un an », a écrit Faure Gnassingbé sur son compte Twitter.

Il faut rappeler que la 2ème édition du « One Planet Summit » s’est tenue autour  du thème « Accélérons la mise en œuvre de l’accord de Paris, en mettant la finance au service de l’action climatique » et a réuni plus de quarante (40) dirigeants.

Raphaël A.

©AfreePress-(Lomé, le 26 septembre 2018)- Le Premier ministre Komi Sélom Klassou, a reçu mardi 25 septembre 2018 en audience, les Ambassadeurs de Chine, Chao Weidong et celui du Nigeria au Togo, Joseph OLUSOLA IJI, a appris l'Agence de presse AfreePress.

Au menu des discussions, la coopération bilatérale entre le Togo et ces deux pays.

Le premier a rendre visite au Chef du gouvernement, est le nouvel ambassadeur de la République Populaire de Chine au Togo. 

Première visite du genre depuis sa prise de fonction au Togo le 17 août 2018, M. Chao Weidong est allé réaffirmer son engagement à renforcer les relations entre son pays et le Togo.

« Je suis très content de travailler ici au Togo qui est un pays ami de longue date de la Chine. J’entame ma mission au Togo dans un contexte favorable marqué par le récent Forum Chine-Afrique qui a permis à la Chine et aux pays africains de parvenir à un large consensus. Dans ce cadre, en tant qu’ambassadeur de Chine au Togo, je vais m’employer à renforcer la coopération gagnant-gagnant pour nos deux pays », a laissé entendre M. Chao Weidong. 

Le diplomate chinois a également réitéré la volonté de son pays à soutenir le Togo dans la mise en œuvre du Plan national de Développement (PND). 

« La Chine est prête à accompagner le Togo dans ses efforts de réalisation du Plan National de Développement (PND). Elle est prête à intensifier la coopération avec le Togo dans les domaines des infrastructures, du port, de l’électricité, de l’agriculture et autres. Nous allons multiplier aussi les échanges humains pour renforcer davantage l’amitié sino-togolaise qui apportera beaucoup de bénéfices pour nos deux peuples », a-t-il ajouté.

De son coté, l’ambassadeur du Nigéria, Joseph OLUSOLA IJI a échangé avec le Premier ministre sur le renforcement de la coopération entre son pays et le Togo. « Les relations entre le Nigéria et le Togo sont très importantes. Depuis la présentation de mes lettres de créances au chef de l’Etat, je n’ai pas pu rencontrer officiellement le Premier ministre. J’ai donc eu l’occasion ce matin de discuter avec lui sur les relations entre nos deux pays et sur mon travail ici au Togo », a-t-il confié à la presse à l’issue de l’audience. 

Les deux personnalités ont également abordé les questions relatives à la crise sociopolitique que connaît le Togo et se sont félicité des avancées enregistrées pour un dénouement pacifique de la crise.

Le diplomate nigérian a aussi profité de l’occasion pour inviter le Chef du gouvernement à prendre part aux manifestations de la célébration du 58ème anniversaire de l’indépendance de la République Fédérale du Nigeria le 1er octobre prochain.

Raphaël A.

©AfreePress-(Lomé, le 25 septembre 2018)- La 73ème Assemblée Générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU) s’ouvre ce mardi 25 septembre 2018 à New York aux États Unis. Au total, 130 Chefs d’Etat et de gouvernement du monde, dont le President togolais, Faure Gnassingbé, ont fait le déplacement du siège de l'ONU.  

La cérémonie d’ouverture de cette grande messe mondiale, sera marquée par le discours très attendu du Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Guterres. 

Mais en marge de cela, le Président de la République togolaise, Faure Essozimna Gnassingbé est l’invité du Président Français, Emmanuel Macron à la 2ème édition du « One Planet Summit ». Seul Président africain invité à ce panel de haut de niveau, le Président Faure Essozimna Gnassingbé échangera avec d’autres décideurs du monde autour du thème : « Accélérons la mise en œuvre de l’accord de Paris, en mettant la finance au service de l’action climatique ». 

« La présence du chef de l'Etat à cette concertation où il s'exprimera aux côtés de personnalités comme Bill Gates, fondateur de Microsoft, témoigne de la reconnaissance de son leadership africain en matière de lutte contre le réchauffement climatique », relève la présidence togolaise dans un communiqué rendu public ce mardi.

Le Numéro 1 togolais arrive à ce panel muni des expériences du Togo sur les questions climatiques, intrinsèquement liées à la protection de la planète. 

Sont également attendus à la tribune de l’ONU au cours de cette journée, les Présidents américain Donald Trump, français Emmanuel Macron, iranien Hassan Rohani et congolais Joseph Kabila.

Au cœur des discussions de la 73ème édition, la situation sécuritaire dans le monde, notamment les crises en Syrie, au Yémen, en Libye et en Birmanie. 

Les chefs d’États et de gouvernement du monde parleront également du renforcement du multilatéralisme.

En matière de lutte contre le réchauffement climatique et de protection de l'environnement, il faut rappeler que le Togo multiplie des projets de promotion des énergies renouvelables à l'instar du projet CIZO lancé en 2017 pour booster l'électrification rurale par Kits Solaires et qui vise à terme à raccorder plus 2 millions de ménages togolais à l’énergie solaire. 

En moins d’un an de démarrage de ses activités, le programme CIZO a déjà raccordé plus de 300 000 ménages à l’énergie solaire et permis au Togo d’accroître à ce jour son taux d’électrification qui est passé de 7 % à 40%.

Raphaël A.

©AfreePress-(Lomé, le 23 septembre 2018)- Les travaux de la 2ème réunion du comité de suivi de la feuille de la route de la CEDEAO se poursuivent à l'Hôtel 2 Février. Des travaux marqués par une suspension d'environ 01 heure de temps consacrée à des consultations .

Selon les informations ayant fuité des discussions, quelques points d'accord ont été trouvés et ont reçu l'assentiment des différentes délégations participants aux travaux. 

Le plus important de ces points d'accord, porte sur le renforcement de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Ce sera huit (08) représentants pour l'opposition togolaise et huit (08) pour le parti au pouvoir, a appris l'Agence de presse AfreePress. 

Un accord a été finalement trouvé sur cette épineuse question.

Cependant il persiste des points de désaccord rendant les échanges difficiles entre les délégations réunies dans la salle Evala de l'Hôtel 2 Février.

Ces points de désaccord portent avant tout sur l'exigence exprimée par l'opposition du changement de l'actuel président de la CENI, Kodjona Kadanga et de la nomination d'un nouveau. L'opposition exige également le report des élections à venir. 

Des exigences qui sont difficilement acceptables par la délégation du parti au pouvoir, rapportent des sources proches des débats à huit-clos.

Nous y reviendrons...

©AfreePress-(Lomé, le 20 septembre 2018)- L’Ambassadeur de Chine au Togo, Chao Weidong a présenté mercredi 19 septembre 2018 à Lomé, le bilan du 7ème Forum sur la Coopération Chine-Afrique (FOCAC) tenu les 3 et 4 septembre 2018 à Pékin en Chine. 

Axé sur le renforcement de la coopération entre la Chine et l’Afrique, le sommet FOCAC a indiqué à l’Agence de presse AfreePress, le diplomate, a été un « succès et bénéfique » pour toutes les parties prenantes.

Au total, 40 Chefs d’Etat, 10 Chefs de gouvernement et 250 ministres et plus de 3200 participants ont pris part à cette rencontre de haut niveau initiée par le Président chinois, Xi Jiping.

En terme d’accords, M. Weidong a révélé que 150 accords commerciaux ont été signés entre la Chine et l’Afrique au cours de ce sommet dont 04 entre le Togo et la Chine. Vingt-huit (28) pays, y compris le Togo ont signé le mémorandum de coopération de l’initiative de la « ceinture-route ».  

« Ce sommet a eu des résultats très positifs parce que les deux parties, notamment la partie africaine et la partie chinoise ont convenu de construire une communauté de destin encore plus solide. Les pays africains ont exprimé leur volonté de participer activement à la coopération dans le cadre de l’initiative ceinture-route. Le Président chinois, Xi Jiping a rendu public des initiatives majeures pour intensifier la coopération entre le continent et la Chine et les deux parties ont plaidé en faveur du multilatéralisme », a-t-il précisé.

Selon lui, le sommet de Pékin a adopté deux documents importants (déclarations de Pékin) avec un Plan d'action de Beijing du FCSA (2019-2021). 

« Le FOCAC 2018 a été le flambeau de la coopération Sud-Sud. Il a tracé une voie et donné l’orientation pour la coopération future. Il s’est agi pour la Chine de mettre l’accent sur la coopération dans le domaine industriel, de l’infrastructure, du commerce, de la santé, de la technologie, de la culture, du tourisme, de l’éducation, de l’investissement, de l’exploitation des ressources naturelles, de l’agriculture, de la sécurisé et de la protection de l’environnement pour aider les pays africains à améliorer leurs capacités à réaliser un développement autonome », a poursuivi l’Ambassadeur.

« La Chine s’est engagée à ne pas imposer ses désidératas aux pays africains parce que nous sommes liés par une coopération historique et amicale gagnant-gagnant pour le bien-être de nos populations. Pour ma part, je m’engage à travailler d’arche-pied pour consolider cette coopération au Togo », a-t-il ajouté.

L’autre objectif de la rencontre a rappelé M. Chao Weidong, est de réaffirmer la volonté de l'ambassade de Chine au Togo à travailler avec la presse locale.

Raphaël A.

©AfreePress-(Lomé, le 27 août 2018)-Le chef de l'Etat Faure E. Gnassingbé prendra part au prochain Sommet Chine-Afrique portant sur la coopération sino-africaine. A quelques jours de l’ouverture de cette rencontre, le Président togolais a  accordé une interview à la chaîne CGTN. Interview dans laquelle il revient sur la qualité de la coopération qui lie la Chine à son pays, le Togo et exprime son appréciation de l’état des relations sino-togolaises au cours des quatre dernières décennies et assure que le sommet sino-africain va insuffler une nouvelle dynamique au partenariat entre le Togo et la Chine.

Lire l’entretien…

CGNT : Excellence Monsieur le Président, je vous remercie d’avoir accepté notre interview. L’aéroport international Gnassingbé Eyadema de Lomé a été mis en service depuis deux ans, quels sont les impacts de cette infrastructure sur la vie de la population togolaise ? En outre, a-t-elle donné une impulsion aux échanges commerciaux entre le Togo et la Chine ?

SEM F.E.G: Je vous remercie d’avoir bien voulu nous interviewer et de commencer par un sujet qui fait un peu la fierté des Togolais, puisque les Togolais sont fiers de cet aéroport. Je voudrais avant tout, saluer la qualité de la construction de cet aéroport. Je crois que c’est un bel aéroport, c’est un aéroport qui est efficace, qui est sûr et qui garantit toutes les formes de sécurité qui sont importantes aujourd’hui.

C’est un aéroport qui a aussi une vocation régionale, si vous regardez autour de nous, c’est probablement un des plus modernes aujourd’hui dans la sous-région et qui a un impact direct sur la vie des Togolais. Je peux dire que ceux qui en bénéficient le plus, ce sont essentiellement les voyageurs et ceux qui y travaillent. Est-ce que ça a donné une impulsion aux échanges entre la Chine et notre pays ? Je peux dire que c’est quelque chose qui évolue beaucoup.

Les échanges commerciaux entre la Chine et le Togo n’ont pas cessé de progresser et ils continueront. Mais si vous me demandez de savoir quand est ce qu’il y aura une ligne entre Lomé et la Chine, je peux vous dire que dans quelques années,  ce sera une réalité.

CGNT : La Chine et le Togo ont établi des relations diplomatiques depuis plus de quatre décennies. Quel regard portez-vous sur le développement des relations entre nos deux pays au cours de ces dernières années et sur la coopération entre nos deux pays dans le futur ?

SEM F.E.G : Les relations entre la Chine et le Togo, vous l’avez dit, datent de 4 décennies. Il y a des choses et des constantes qui ne changent pas. C’est la fidélité dans l’amitié, c’est la confiance réciproque et c’est une entente sur les grandes questions qui concernent ce monde. Ça n’a pas  changé.

Ce qui a changé, je peux dire que c’est pour le meilleur, notamment dans le domaine économique. Elle a beaucoup changé en quantité, c’est-à-dire que c’est une relation qui est plus vigoureuse.

Les montants en jeu sont beaucoup plus importants et donc se sont adaptés aussi à la nature de nos besoins. Au fur et à mesure que la Chine a eu des moyens plus importants, elle a  accru également l’aide qu’elle apporte à la coopération qui existe entre elle et les pays d’Afrique en général, et le Togo en particulier.

Et puis récemment, ce qui me plaît dans l’évolution de nos relations, je vois qu’elle est de plus en plus axée sur les échanges entre les jeunes. Beaucoup de jeunes Togolais ont la possibilité d’aller en Chine soit pour se former, soit pour observer ou apprendre un peu des expériences qu’il y a dans votre pays.

CGNT : Quels types d’entreprises chinoises voulez-vous encore introduire au Togo ? Les investissements des entreprises chinoises ont-ils aidé le Togo dans son développement durable ?

SEM F.E.G : Les  investissements ont  aidé le Togo dans sa croissance et dans son développement. Mais vous savez que le développement, c’est un chemin qui ne s’arrête pas. Le progrès n’a pas de limite, pour l’instant. Il y a eu des progrès certes, mais on peut faire mieux. Nous savons qu’il y a des dizaines de millions d’emplois en Chine qui sont prêts à être délocalisés. Donc toutes les entreprises en Chine qui sont prêtes à être délocalisées sont toujours les bienvenues.

Si vous demandez les secteurs dans lesquels nous avons besoin des investissements, je vous dirai naturellement le secteur agricole parce que c’est le plus important de notre économie. Notre agriculture a besoin d’être modernisée et industrialisée, c’est ce qu’on appelle l’agro-industrie. Je dirai que dans ce secteur-là, nous avons besoin des entreprises chinoises.  

Comme vous le savez, le Togo, à l’instar d’autres pays africains, est un pays où il y a beaucoup de jeunes et aujourd’hui la jeunesse, sa première priorité, c’est l’emploi. Nous ferons tout pour attirer ces emplois-là.

CGNT : En septembre prochain, le sommet du forum sur la coopération sino-africaine se tiendra à Beijing. Vous allez y participer et y rencontrer le président chinois Xi Jinping.  Qu’attendez-vous de cette rencontre et quel impact pensez-vous que ce sommet aura sur les relations sino-africaines ?

SEM F.E.G : Je pense que ça va être un sommet important. Parce que quand nous regardons le monde aujourd’hui, il a évolué. Lorsque nous regardons le comportement de certaines puissances, ce comportement a changé. Le monde est devenu beaucoup plus imprévisible aujourd’hui.

Je pense que pour de vieux partenaires, alliés et amis comme l’Afrique et la Chine, nous avons besoin de maintenir la stabilité. Nous avons également besoin de confronter un peu nos points de vue sur les développements politiques et diplomatiques que nous voyons dans le monde.

Il y a une tentation de la part de certaines puissances de faire des choses seules. Alors que nous, ce qui est la base de la relation entre l’Afrique et la Chine, c’est la concertation, et le souci d’avoir une coopération comme on dit, gagnant-gagnant. La Chine y trouve son intérêt et les Africains également.

Donc face à ce que l’on voit dans le monde, le terrorisme, les changements climatiques, je voudrais que nous puissions en parler avec le Président Xi Jinping, parce que je sais que son souci, comme le nôtre, est de préserver la paix, partout où elle est possible ; la rétablir là où elle est menacée et surtout promouvoir le multilatéralisme. Ça c’est sur les plans politique et diplomatique.

Sur le plan économique, nous pensons que nous allons pouvoir parler du grand projet chinois que je salue, la « Une ceinture, une route », et voir quelle place l’Afrique peut occuper dans ce grand projet, qui est ambitieux, généreux, et à mon avis, révolutionnaire. Parce que c’est rare de voir un pays, même si la Chine est aujourd’hui la deuxième puissance économique mondiale, entreprendre un projet d’une telle ampleur qui embrasse pratiquement tous les continents.

CGNT : Le prochain sommet porte sur l’initiative « ceinture et route » et s’engage à renforcer la communauté de destin entre la Chine et l’Afrique. Quelles opportunités l’initiative « ceinture et route » peut-elle apporter à la coopération sino-africaine et comment constatez-vous la communauté du destin commun pour l’humanité, l’idée proposée par le président chinois Xi Jinping ?

SEM F.E.G : D’abord je salue cette idée et je fais le lien entre les deux. Parce que quand vous observez la mondialisation aujourd’hui, le vrai problème est l’accroissement des inégalités. Les riches sont de plus en plus riches et les pauvres sont de plus en plus pauvres. Et quand il y a de telles inégalités, de telles différences, comment peut-on parler de communauté de destin ? C’est pour ça que je salue « une ceinture, une route ».

Il s’agit de créer les conditions pour que ceux qui sont les plus défavorisés puissent aussi avoir accès à une forme de prospérité et puissent sortir de l’état de pauvreté qui est le leur. J’ai aussi récemment lu le livre du président Xi Jinping sur la manière de combattre la pauvreté. Donc je vois que c’est un souci que nous partageons ensemble.

Si le monde tel qu’il fonctionne aujourd’hui doit continuer ainsi, on ne pourra pas parler de communauté de destin.

Mais la communauté de destin ne peut pas être seulement un slogan. C’est d’abord l’action. Et je crois que cette action, c’est le projet « une ceinture, une route ». Donc moi je fais le lien entre l’idée d’une communauté de destin et le projet « une ceinture, une route ». Maintenant, mon souhait, comme je l’ai dit tantôt, est que l’Afrique, qui est un continent d’avenir, puisse profiter et mériter la part qu’on lui attribuera dans ce grand projet.

Notre première ambition, c’est de faire taire les armes sur le continent africain. Donc c’est la paix. Et s’il y a la paix, le reste est permis.

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