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©AfreePress-(Lomé, le 21 octobre 2018)- La société de droit marocain dénommée Ciment d’Afrique (CIMAF) envisage de s’installer au Togo, plus précisément à Tabligbo dans la préfecture de Yoto (80 km au sud-est de Lomé) et à Dagbati dans la préfecture de VO (70 km au sud-est de Lomé).

L’installation de cette nouvelle cimenterie au Togo s’inscrit à la fois dans la stratégie d’expansion de la CIMAF, mais aussi dans la volonté des autorités marocaines de développer un partenariat sud-sud avec les autres pays du continent, annonçait le 4 septembre 2016, le site republicoftogo.com.

Deux ans après cette annonce, les travaux pour l’installation de cette société ont du mal à démarrer. Ils sont en butte à d’importantes difficultés essentiellement liées au traitement que la société entend accorder aux autochtones et propriétaires terriens pour l’exploitation de leurs parcelles.

Dans une saisine en date du 6 juillet 2018, un collectif de députés de ces deux localités, avait introduit une demande d’interpellation à l’Assemblée nationale aux fins d’écouter le ministre des Mines et de l’Énergie et celui de l’Économie et des Finances sur la question.

« Nous, députés des préfectures de Vo et de Yoto, avons été sollicités pour aider à faire aboutir une saisine que le collectif des populations de Bado a adressée aux autorités nationales et locales à propos des conditions d’installation d’une nouvelle société d’exploitation de ciment dénommée CIMAF dans la localité », écrivait le député Jean Kissi dans un courrier adressé au parlement togolais. Celui-ci émettait le souhait que le débat sur cette affaire allait permettre d’attirer l'attention sur la « précarité et la misère dans lesquelles sont plongées les populations des localités abritant les mines et afin d’y trouver des solutions idoines ».

Mais jusqu’ici, cette interpellation est restée sans suite, se plaint le député Jean Kissi qui vient de saisir à nouveau, l’Assemblée nationale sur les « risques » de ce silence parlant de risques d’affrontements entre les populations. « Le vendredi 12 octobre dernier (…) les populations ont failli s’affronter sur le terrain parce que des émissaires de la société CIMAF prétextant avoir reçu mandat du préfet de Vo sont venus (…) procéder sur les sites à l’opération de recensement des biens des populations ». Un déplacement qui a failli mettre le feu aux poudres et dégénérer n’eût été une « certaine sagesse et habileté » de la part des élus de ces localités appelés au secours, relate M. Kissi dans cette nouvelle lettre transmise au Président de l’Assemblée nationale, Dama Dramani.

Il exhorte par conséquent ce dernier, à user de tout son pouvoir pour permettre une « rapide » programmation de la séance de questions au gouvernement afin d’éviter la menace d’affrontements entre les propriétaires terriens et les émissaires de la société CIMAF qui se mettent au travail alors que les populations n’ont pas encore eu de réponses à leurs interrogations. Dans le cas contraire, insiste le député, les populations effectueront le déplacement de Lomé et observerons deux jours de sit-in devant le ministère des Mines et de l’Énergie, informe-t-il.

Il faut noter que dans un mémorandum rendu public par le collectif des propriétaires terriens, il est indiqué que la CIMAF proposait la location du mètre carré de terrain auprès des populations, au prix de 05 F CFA. Un prix qui a été « catégoriquement » rejeté souligne le mémorandum.

A.Y.

©AfreePress-(Lomé, le 20 octobre 2018)- Laetitia AVIA, la députée de La République en Marche d’origine togolaise est résolument engagée à lutter contre la « glottophobie ».

Mme AVIA a annoncé jeudi 18 octobre 2018, sa décision de déposer une proposition de loi contre les discriminations linguistiques afin de lutter contre ce type de discrimination connu sous l’appellation de « glottophobie ». Une discrimination manifestée à l’égard des personnes parlant avec un accent étranger ou local.

« Parle-t-on moins français avec un accent ? Doit-on subir des humiliations si on n’a pas d’intonations standardisées ? Parce que nos accents sont notre identité, je dépose, avec des députés de La République en Marche une proposition de loi pour reconnaître la glottophobie comme source de discrimination », a posté la députée sur son compte Twitter.

Cette décision fait suite à une scène de moqueries captée par des caméras. Scène dans laquelle le chef de file de La France insoumise et député des Bouches-du-Rhône, Jean-Luc Mélenchon, se moquait de l’accent d’une journaliste alors que celle-ci lui posait des questions sur ses déboires avec la justice.

Le terme de « glottophobie » a été théorisé en 2016. Il fait référence à « l’accent d’une personne » que « l’accent, qu’il soit mosellan, ch’ti, du sud de la France, parisien ou encore banlieusard ».

Christelle A.

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