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©AfreePress-(Lomé, le 3 décembre 2019)- Le Président de la République, Faure Gnassingbé prend part depuis lundi 2 décembre 2019 à Dakar au Sénégal, à la conférence internationale du Fonds Mondial International. Conférence organisée par la Présidence du Sénégal en collaboration avec les Nations unies et le Cercle des Économistes Axée sur le thème : « Développement durable et dette soutenable : trouver le juste équilibre », la rencontre réunit plusieurs chefs d’État et des représentants des institutions partenaires ainsi que des organisations de la société civile.

« À cette rencontre, les chefs d’État aborderont en particulier la question du financement d’un développement réellement durable sous le prisme du renforcement des partenariats, notamment l’intégration régionale et l’implication du secteur privé », informe un communiqué rendu public par la Direction de la communication et de l'information de la présidence de la République.

Toujours dans la capitale sénégalaise, le Président togolais prendra également part le 3 décembre, au sommet extraordinaire de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) aux côtés des Chefs d’Etat des pays membres de l’organisation.

Des questions sécuritaires à caractère régionale seront abordées lors de ce somme, a appris l’Agence de presse AfreePress.

Raphaël A.

©AfreePress-(Lomé, le 3 décembre 2019)- L’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture au Togo (ACAT-Togo), entend amener les communicateurs et professionnels des médias, à jouer leur partition dans la promotion, la protection et la prévention des droits humains au Togo. Ceci, à travers son projet de « Renforcement des capacités des organisations nationales de défense et de protection des droits humains en matière de documentation, de monitoring des droits humains, ainsi que dans la lutte contre l’impunité au Togo ».

Lundi 2 décembre 2019, ledit projet a été présenté aux partenaires de l'ACAT-Togo dont les professionnels des médias, au cours d’une rencontre à Lomé. L’idée selon le Secrétaire Général de l’ACAT-Togo, Bruno HADEN, est d’outiller les professionnels des médias à accompagner les organisations de défense des droits de l’Homme dans leur travail.

« Le but de ce projet lancé en mai 2019 est de doter les organisations nationales de défense des droits humains au Togo, de moyens, des structures et compétences nécessaires pour : la rédaction des rapports de bonne qualité sur la situation des droits de l’homme au Togo, le lobbying et le monitoring des droits humains. C'est aussi d'assurer une couverture nationale du pays afin de pouvoir en temps réel, suivre l’évolution de la situation des droits humains », a-t-il indiqué.

Aussi l'ACAT-Togo attend d’ici mai 2020 (fin d’exécution du projet), favoriser l’efficacité des actions des organisations de la société civile sur la question des droits humains. Ce projet, indique Bruno HADEN, vise de manière générale à contribuer à l’accroissement des synergies et interactions entre les organisations de la société civile en vue de la mutualisation de leurs forces et ressources pour la documentation et le monitoring de la situation des droits humains au Togo.

Spécifiquement, il s’agira pour l’organisation de disposer sur l’ensemble du territoire national, d’un réseau d’observateurs chargés de collecter les cas d'atteintes aux droits humains auprès des populations, de les recouper et documenter, de former une équipe de personnes compétentes pour le monitoring, le lobbying, et l’accompagnement des victimes et enfin, de créer les conditions d’un renforcement des synergies et interactions entre les organisations nationales de défense et de protection des droits humains.

Le projet initié par ACAT-Togo est soutenu par la fondation américaine « National Endowment for Democraty (NED) ».

Raphaël A.

©AfreePress-(Lomé, le 2 décembre 2019)- La recomposition de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) exigée par certains partis de l’opposition avant l’élection présidentielle de 2020, ne trouvera pas d'écho favorable auprès du gouvernement.

C’est en tout cas ce que le Ministre de la Fonction Publique, de la Réforme admirative, du Travail, de la Protection Sociale Gilbert Bawara a réitéré dans un entretien accordé à deux médias de la place.

Dans cette sortie, le ministre est revenu sur les préparatifs en cours pour la tenue, dans le délai, de l’élection présidentielle de 2020.

D'entrée de jeu, le ministre Bawara a tenu à préciser que le Togo n’est « ni dans une situation de crise, ni de tensions ou de crispations politiques particulières pour ouvrir un dialogue » en réponse aux critiques des partis politiques de l’opposition et de certaines sociétés civiles qui réclament l’ouverture de discussions dans le souci d’améliorer le cadre électoral, afin de parvenir à un scrutin transparent et crédible.

Ces acteurs font un combat purement politique dont les objectifs sont éminemment partisans, accuse le ministre qui estime qu'il s’agit là, des « agitations habituelles de certains acteurs à la veille de chaque échéance électorale ».

Ces actes, a-t-il poursuivi, sont des tentatives pour faire monter et entretenir des tensions et des crispations et créer une situation de blocage et d’obstruction du processus électorale. Ces initiatives, dénonce-t-il, tendent à remettre en cause les lois et les institutions de la République.

« Qu’il s’agisse du fichier électoral, du Code électoral, de la CENI, de la Cour constitutionnelle, c’est un débat récurrent... C’est pratiquement une habitude et c’est entré dans les usages », pense le ministre pour qui le cadre électoral togolais est « conforme aux standards internationaux en matière d’élections libres, démocratiques, fiables et transparentes ».

« Nous n’étions pas obligés de faire une nouvelle révision. Si nous le faisons, c’est parce que nous nous inscrivons dans un esprit d’écoute, d’ouverture, d’apaisement et c’est aussi parce que nous sommes soucieux de renforcer la transparence et la fiabilité du fichier électoral. Il n’y a pas lieu de contester le fichier électoral togolais qui est un fichier fiable et crédible », indique-t-il.

« A partir du moment où les gens sont dans une logique de blocage, pourquoi s’intéresser à ce qu’ils disent », s'est-il interrogé.

Le porte-parole du gouvernement appelle à cet effet, l’opposition à assumer les conséquences de ses actes.

« Lorsque nous étions en train pratiquement de supplier l’opposition de rejoindre d’abord la CENI en novembre 2018, et ensuite de prendre part aux élections, nous attirions l’attention sur le fait que c’est la configuration de l’Assemblée nationale qui détermine la quintessence de la CENI. C’est la conséquence de leur incohérence et de leur imprudence, sinon de leurs propres erreurs comme les leaders de la C14 l’admettent », a-t-il martelé.

Il n’est pas question de changer le Code électoral, de remettre en cause la CENI et de fragiliser l’ensemble du processus électoral, fait savoir le natif de Doufelgou.

« Si nous voulons bâtir une démocratie et un État de droit solide, il faut apprendre à respecter les lois et les règlements. Il faut apprendre à éprouver les institutions que nous mettons en place…», dit-il.

Sur la question de la recomposition de la Cour constitutionnelle, Gilbert Bawara trouve que les insinuations juridiques de certains acteurs politiques, de certaines organisations de la société civile et même de la Conférence épiscopale, sont approximatives et sans fondement.

« Il suffirait de lire les modifications intervenues dans la Constitution. Tout bon juriste sait que la loi ne peut pas rétroagir et s’appliquer à des mandats acquis antérieurement, sauf dispositions expresses. Certaines dispositions transitoires prévues par la réforme constitutionnelle de mai 2019 peuvent même s’appliquer par analogie, mutatis mutandis », a-t-il référé.

S’agissant de la sécurité des citoyens, le ministre rassure.

« Les dispositions et les mesures les plus fermes seront prises, pas dans un but politique, mais dans un but de préservation de la paix et de la sécurité », dit-il.

Raphaël A.

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