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©Afreepress-(Lomé, 06 oct. 2016)- La présidente du Haut-commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN), Awa NANA DABOYA n’est plus à présenter aux Togolais. Anciennement présidente de la Cour de Justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la native de la préfecture de l’Oti, préside aujourd’hui le HCRRUN. Elle est également Médiateur de la République.

Quelles sont ses missions et responsabilités en sa qualité de Médiateur de la République ? Quelle est la nature de ses relations avec les populations à la base ? Quelles sont les difficultés qu’elle rencontre dans cette mission et surtout quel est le sort qui est réservé aux recommandations issues de la grande rencontre du HCRRUN consacrée à l’épineuse question des réformes politiques au Togo?

Sans langue de bois, Mme Awa NANA DABOYA répond à ces principales interrogations dans l’interview à suivre.

Lire l’intégralité de l’entretien.

Bonjour Mme Awa NANA DABOYA. On vous connaît plus comme présidente du HCRRUN mais vous êtes également médiateur de la République.

Quelles sont les missions et responsabilités d’un Médiateur de la République ? 

Mme Awa NANA DABOYA : Un Médiateur de la République est une autorité administrative indépendante, qui a pour mission d’aider les citoyens/les administrés à résoudre les problèmes qu’ils rencontrent avec une administration, que ce soit une administration publique ou une collectivité territoriale publique  ou un établissement public. Bref tout organisme de service public (Etat, ministère, école, hôpitaux…). Par ailleurs, le Médiateur de la République a pour responsabilité de faire établir l’équité, de faire respecter la loi. Un recours pour le citoyen et un conseiller pour l’administration, le médiateur a la responsabilité de donner à l’Etat, « un regard humain » en invoquant l’esprit des lois. Il vise à asseoir  et conforter un cadre normatif pour l’Etat et constitue une voix d’écoute pour les populations.

Légèrement différent du simple militant des droits de l’homme, le Médiateur de la République outre d’être un défenseur des droits humains, est un acteur de la démocratie dans un Etat de droit, à ce titre, il  a la responsabilité de suivre et exercer une pression positive et continue sur l’Etat  et ses démembrements afin qu’ils remplissent leurs obligations à l’égard des droits de l’homme et des normes internationales souscrites par l’ Etat.

 Vous avez accueilli à Lomé du 18 au 24 septembre dernier les Médiateurs de la République de l’espace UEMOA. De quoi a-t-il été question au cours de vos travaux?

Mme Awa NANA DABOYA : Il s’est agi de remercier et de féliciter le gouvernement togolais pour son engagement à asseoir une médiature, entrant ainsi de manière définitive dans le concert des «  grandes nations civilisées » selon la formule consacrée de la Cour Internationale de Justice.

Il s’est agi également  de deux réunions préparatoires d’une conférence internationale sur les crises et dysfonctionnements des systèmes éducatifs dans l’espace UEMOA et d’un séminaire sur le civisme et la médiation institutionnelle dans l’espace UEMOA en 2017 à Cotonou et à Ouagadougou.

Le travail de médiateur de la République est-il aisé vu les oppositions et incompréhensions récurrentes entre les citoyens et l’administration publique ?

Mme Awa NANA DABOYA : Justement, d’où le savoir-faire et les qualités requises car le  Médiateur de la République doit d’abord être une personnalité de haute qualité et de notoriété acquise, de probité morale et de respectabilité, une personne administratrice mais « qui n’ait  plus maille à partir avec l’administration », il se doit d’être une personne de médiation, d’intercession et d’interposition admises c’est-à-dire de neutralité à tout point de vue. Aussi, même s’il a une opinion politique il ne peut appartenir à une partition politique, ni militer pour un groupe politique et doit toujours proposer ses recommandations de façon objective et équitable, en tout cas en respectant la légalité et l’esprit des lois.

Les populations font-elles réellement recours à votre arbitrage ou y a-t-il beaucoup d’hésitation de leur part?

Mme Awa NANA DABOYA : Je dirai que pour l’heure, le Médiateur de la République au Togo n’est pas connu ou est très peu connu, sans oublier que la double responsabilité du Médiateur et de présidente du Haut-commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) fait que cette deuxième mission occupe beaucoup le temps, en raison de l’urgence dans cette mission. Mais avec la mission de l’Association des Médiateurs des Pays membres de l’UEMOA qui est apparue comme une mission de lancement des activités du Médiateur, nous pensons que les requêtes vont augmenter. Sinon, pour l’heure il convient de signaler qu’en 18 mois nous avons enregistré 32 requêtes mais n’avons pu traiter que le tiers. C’est un travail de longue haleine qui nécessite du personnel et des ressources matérielles, financières, logistiques qui font encore défaut.

Après la grande rencontre organisée par le HCRRUN autour de la question des réformes politiques au Togo du 11 au 15 juillet dernier  à Lomé, les populations espèrent toujours une suite aux recommandations. Où en êtes-vous actuellement ?

Mme Awa NANA DABOYA : Où en est-on, la question mérite d’être posée à l’autorité de destination des recommandations de l’atelier sur les Réformes politiques au Togo. Toutefois ce que je peux dire c’est que notre pays et ses autorités  se préparent à cette grande conférence sur la sécurité maritime. Tous les efforts et pensées sont occupés par cette conférence ; aussi ce que le HCRRUN peut faire c’est de préparer le terrain à donner suite aux recommandations de l’atelier après que la conférence sur la sécurité maritime sera finie. Nous pensons que l’autorité sera plus attentive à cette attente, après qu’elle aura été dégagée, après que les rideaux seront tombés sur la conférence. C’est dommage mais en politique il y a « des priorités plus prioritaires » que d’autres. Il faut être patient et souhaiter succès à la conférence sur la sécurité maritime. Ce sera un atout pour notre pays qui va entrer dans l’histoire de l’Afrique une fois encore avec de bons hospices et de beaux souvenirs pour le développement de notre  continent.    

Propos recueillis par A.Y.

© Afreepress (Lomé, le 6 octobre 2016)-Une trentaine d’organisations de la société civile (OSC) togolaise organisent du 12 au 13 octobre prochains au Centre communautaire de Bè à Lomé et ce pour la première fois au Togo, les Universités sociales placées sous le thème : « Justice et équité sociales : regards croisés des acteurs ». L’annonce a été faite à la presse ce jeudi à Lomé par les organisateurs, a constaté l’Agence de presse Afreepress.

Espace citoyen d’échanges participatifs et interactifs sur les maux qui minent la société togolaise, ces universités sociales seront le lieu où les Togolais vont réfléchir sur les défis à relever dans les domaines de l’éducation, de la santé, des droits de l’homme, de l’économie avec en toile de fond les secteurs minier et agricole, de l’environnement.

« Des organisations de la société civile ont estimé qu’il fallait dans le contexte actuel, adopter une stratégie pour mettre en place un espace citoyen dans lequel les Togolais sont invités à venir réfléchir ensemble pour pouvoir agir pour le bien de tous. Cet espace que nous allons aménager pour deux jours permettra de réfléchir aux problèmes qui minent notre société et qui empêchent le développement », a indiqué le président du Comité d’organisation, Pr David Dosseh.

Il y a des richesses et des potentialités au Togo mais c’est une minorité qui s’en accapare, soutient-on du côté de l’organisation. « Cette situation a été constatée par le chef de l’Etat lui-même il y a quelques années mais jusqu’aujourd’hui, rien n’a bougé dans le bon sens », a déploré M. Dosseh.

Pour ces OSC, il faut arriver à asseoir une nation au-delà de tous les clivages et c’est ce que visent les activités qui vont meubler les premières universités sociales. Des projections de films sur les situations sociales, des documentaires, des conférences publiques et des débats d’échanges autour des thèmes touchant aux différents domaines suscités, voilà ce qui sera fait au cours de cette rencontre de deux (2) jours.

Pour les organisateurs de ces universités sociales, le Sommet de l’Union africaine (UA) sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement en Afrique qui va se dérouler du 10 au 15 octobre prochains à Lomé est une bonne initiative. Cependant, ont-ils insisté, « cela ne voudra pas dire que tous les regards doivent être tournés vers le sommet ».

Au sortir de ces universités le 13 octobre, des recommandations seront faites et adressées à « qui de droit ».

Au nombre des OSC organisatrices, on peut citer pêle-mêle l’ASVITTO, la FTBC, le Rameau de Jessé, le MMLK, l’OADEL, SADD, le Sursaut patriotique, le SYNPHOT, Togo Réveil, Veille économique, Winiga et ASPITO.

Telli K.

© Afreepress (Lomé, le 6 octobre 2016)-L’année scolaire 2016-2017 dont la rentrée est prévue pour le 17 octobre prochain, va-t-elle démarrer avec une grève des enseignants ? En tout cas, à l’issue de la rencontre que le ministre du Travail, de l’emploi et de la réforme administrative, Gilbert Bawara a eue ce mercredi avec les quatre (4) syndicats d’enseignants qui ont déposé sur la table du gouvernement un prévis de grève de deux (2) jours (17 et 18 octobre), ceux-ci maintiennent le mot d’ordre de grève.

« Le ministre nous a rencontrés hier. Globalement, nous sommes sortis de cette rencontre non satisfaits. Si aucune décision ne vient modifier celle qui existe déjà, le mot d’ordre de grève est maintenu », a déclaré ce jeudi sur la radio Victoire FM, Atsou Atcha, l’un des responsables des quatre (4) syndicats.

Une Assemblée générale des enseignants aura d’ailleurs lieu ce jeudi à Lomé, où des décisions seront prises, a-t-il ajouté.

Depuis le mois d’août dernier, la « Coordination des syndicats d’enseignants », nom au sein duquel se reconnaissent les 4 syndicats, exige l’abrogation du corps des enseignants auxiliaires et leur reversement dans le corps des fonctionnaires de l’enseignement, l’octroi des primes mensuelles suivantes : prime de logement pour toute la carrière, prime de travail de nuit et prime de salissure, à intégrer au budget 2017, en attendant l’adoption du statut particulier de l’enseignement, la résolution définitive du problème de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), du dossier des normaliens ainsi que l’intégration des enseignants volontaires restants dans la fonction publique.

Par rapport au statut particulier des enseignants, a fait savoir M. Atcha, le ministre aurait signalé qu’il y a d’autres priorités. Ce qui n’est pas du tout du goût des responsables de la coordination.

« Nous sommes d’accord que d’autres problèmes existent mais le statut particulier est un document qui vient régir le fonctionnement global du système de l’éducation. Il a fait l’objet de discussion depuis 2014. On nous avait promis qu’il sera fait en mars dernier. Si aujourd’hui on nous dit qu’il ne fait plus partie des priorités, la continuité de l’Etat voudrait qu’on puisse rester dans une même logique et trouver des solutions pour ce document très important », a indiqué Atsou Atcha.

L’intégration des enseignants auxiliaires dans le corps des fonctionnaires de l’enseignement ne devrait plus être une « préoccupation », puisque le ministre, selon toujours M. Atcha, leur a dit que le dossier est récemment arrivé sur sa table.

Le Cadre permanent de concertation (CPC), un cadre qui regroupe aussi bien les agents de l’administration publique que des fédérations des enseignants du Togo et où les problèmes liés à l’enseignement sont continuellement discutés, s’est également invité aux discussions entre les deux parties. « Si on a mis un an dans ce cadre à ne pas bouger un tout petit peu, il faut revoir le cadre et résoudre les problèmes », a lancé le responsable de la coordination des syndicats des enseignants.

La Coordination des syndicats d’enseignants compte le Syndicat national des professeurs de l’enseignement technique du Togo (SYNPETT), le Syndicat national des enseignants de l’enseignement technique et la formation professionnelle (SNEETFP), le Syndicat des enseignants du secondaire du Togo (SESTO) et le Syndicat des enseignants du préscolaire et du primaire du Togo (SEPPTO).

Telli K.

© Afreepress (Lomé, le 6 octobre 2016)-Le Sommet extraordinaire de l’Union africaine (UA) sur la sécurité et la sûreté maritime et le développement en Afrique qui va se tenir du 10 au 15 octobre prochains, s’est invité ce mercredi à un entretien entre le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé et la présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Nkosazana Dlamini-Zuma, à Addis-Abeba en Ethiopie.

Le projet de « Charte de Lomé » qui sera signé et adopté par les chefs d’Etat et de gouvernement qui seront à Lomé, son contenu et toutes les activités économiques liées à la mer sont les différents sujets évoqués par les deux (2) personnalités.

Pour la présidente de la Commission de l’UA, le Sommet de Lomé est très important dans la mesure où le monde a le regard tourné vers les ressources en mer. « La voie du développement est celle des mers et des océans », a-t-elle précisé.

A cette rencontre internationale de Lomé, sont attendus près de 30 chefs d’Etat et de gouvernement et plus de 3.000 participants venus des 54 pays de l’Afrique, d’Europe, d’Amérique et d’Asie.

Telli K.

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