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© Afreepress (Lomé, le 19 septembre 2016)-Il y a quelques jours, le ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales, Payadowa Boukpessi a invité dans ses bureaux, Jean-Pierre Fabre, le président du parti politique l’Alliance nationale pour le changement (ANC) pour le tenir informé de l’organisation par le Togo, du 10 au 15 octobre prochains à Lomé, du Sommet extraordinaire sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement en Afrique.

En réponse à cette information, le chef de file de l’opposition togolaise dit avoir fait savoir au ministre que « sur le principe », son parti ne trouve aucun inconvénient à ce que le Togo organise un tel événement.

Cependant, a-t-il insisté, l’état des relations entre le parti au pouvoir et le gouvernement et l’ANC n’est pas de nature à permettre que l’ANC accueille favorablement cette information. « La majorité parlementaire à l’Assemblée nationale a rejeté la proposition de loi de révision constitutionnelle, l’ambiance entre nous est marquée par trois (3) points assez graves : le rejet du candidat de l’ANC à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC), le renvoi des représentant de l’opposition à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et surtout l’inculpation de certains membres du Combat pour l’alternance politique en 2015 (CAP 2015) dans le cadre de l’affaire des incendies des marchés de Kara et de Lomé », a-t-il lancé. 

Pour M. Fabre, l’organisation par le Togo de ce sommet « ressemble à une opération de markéting politique ».

La preuve, selon lui, c’est que l’état de finances du Togo ne lui permet pas de prendre tout seul en charge l’organisation de ce sommet. « Il serait mieux que le Togo décline l’organisation pour permettre à d’autres pays dont les finances le permettent d’organiser ce sommet ».

Sur la question, certains partis politiques rament déjà à contre-courant de la position du chef de file de l’opposition et son parti.

Pour information, le CAP 2015, un regroupement de quatre (4) partis politiques dont est membre l’ANC, compte bien organiser un « grand » meeting à Lomé, le 14 octobre prochain, en plein sommet.

Modeste K.

©Afreepress-(Danyi, le 18 sept. 2016)-

Le dialogue a prévalu

Bonne nouvelle sur le front social. La direction de la Société nationale des phosphates du Togo (SNPT) et les syndicats sont parvenus à un accord la semaine dernière qui permet de mettre un terme aux tensions.

La SNPT s’est engagée à débloquer progressivement sur une période de 4 ans (2016- 2020), une somme de 150 millions de F cfa pour revaloriser les salaires et 30 millions pour améliorer les conditions de travail des employés.

Les revendications concernant les primes de production donneront lieu à de nouvelles discussions en 2017.

En échange, la direction de l’entreprise a demandé à ses collaborateurs de prendre l’engagement formel de ne pas organiser de mouvements de grève pendant 4 ans.

SNPT : la sortie de crise salutaire

Le personnel s'engage à observer un moratoire de quatre ans sans grève

La Société Nationale des Phosphates du TOGO (SNPT), après les grèves des employés du 09 au 11 et du 24 au 25 Août 2016, a connu une troisième grève du 07 au 08 Septembre qui a pour objet l'application de la plate-forme revendicative qui est sur la table il y a trois ans. Une réunion tenue le 10 Septembre à la direction à Lomé a abouti à une sortie de crise salutaire.

Contexte et état des lieux

La production de phosphate au TOGO a connu une baisse significative durant les deux dernières décennies due à la vétusté du matériel d'extraction, du système de transport ferroviaire, des équipements à l'usine, des installations et infrastructures et à des problèmes de gouvernance.

Cela aura conduit le gouvernement togolais à adopter le 30 Mars 2010, un plan stratégique et développement visant à redonner au secteur l'importance contributive dans l'économie togolaise.

Pour faire face à cette situation, deux options se présentaient : soit arrêter la production pour une durée de trois (3) ans afin de réhabiliter l'outil de production et des infrastructures en engageant  de lourds investissements. Soit continuer à produire même  à faible capacité tout en dégageant des ressources nécessaires pour des remises à niveau progressives.

Principales actions engagées et Améliorations

Par manque de moyens financier, et pour éviter  l'arrêt complet de la production, l'option de poursuivre l'activité tout en produisant a été retenue et nécessite des améliorations (dans la commercialisation du minerai, dans les approvisionnements, dans la gestion de la trésorerie, la maîtrise des coûts de production, etc.) pour dégager les fonds nécessaires qui permettraient à l'entreprise de mettre en œuvre un programme de renouvellement important de ses installations de production et des infrastructures stratégiques.

Le chantier de remise à niveau de l'outil de production est lancé depuis 2009-2010 par les fonds propres de la SNPT et se poursuit actuellement. Les axes principaux de ce programme se résument ainsi :

Pour la mine :

  • L'achat de nouveaux engins de production (dont 2 roues pelles) et de nombreux engins auxiliaires,
  • La réhabilitation et le renouvellement des engins et convoyeurs vétustes (en cours),
  • L'ouverture d'un nouveau site à Dagbati (13 milliards investis).

Pour l'usine :

  • Le renouvellement progressif des 5 chaines de l'usine qui se poursuit actuellement ;
  • Le renouvellement des infrastructures annexes (en cours) : station de déchargement du minerai, circuit d'alimentation, les châteaux d'eaux, les stocks marchands etc;
  • La réhabilitation et la fiabilisation des infrastructures de chargement (en cours) ;
  • La réhabilitation du pont lagunaire ;
  • Le renouvellement des infrastructures ferroviaires et du matériel roulant (en cours).

Cet élan aura permis de constater des améliorations qui ont été enregistrées ces dernières années dans plusieurs domaines et caractérisées par des augmentations du chiffre d'affaires, des prix de ventes, des résultats nets, de la trésorerie, et des coûts de production. Cela dans un climat peu favorable et malgré les nombreuses difficultés internes et externes.

Capacités et difficultés

Il faut noter que les capacités des installations (surtout minières) sont bien au-dessus des réalisations. Les capacités des engins ne sont pas atteintes et la moyenne des heures de marches par jour reste très basse. (Voir détails mine et usine) ;

La maintenance des roues pelles, sauterelles, remblayeurs, pelles et camions, convoyeurs ainsi que les installations de l'usine souffre encore d'un manque d'organisation et de rigueur  qui se caractérise par l'usure prématurée des pièces et des engins, des arrêts trop fréquents des dépenses, des pertes etc ;

La gestion de l'exploitation devrait être coordonnée et dynamisée afin de permettre une meilleure optimisation des ressources ;

Les performances du transport du minerai devraient connaître une nette amélioration

Baisse du coût unitaire de production

Le coût unitaire de production fluctue beaucoup sur la période. Il a baissé en 2013, puis en 2014. Cette baisse est l'effet de la baisse des consommations d'hydrocarbure et lubrifiant d'une part, et de l'autre grâce à la réalisation d'une économie d'échelle suite à l'augmentation de la production.

La baisse du chiffre d'affaires a entrainé la baisse de la disponibilité financière avant taxe minière. Malgré cette baisse du prix de vente, en plus l'évolution défavorable du cours du dollar, la SNPT a dégagé une disponibilité financière avant  taxe minière importante de 36 947 millions de FCFA. Le prix de vente a évolué de 2012 à 2013, à une proportion plus rapide que celle de la disponibilité financière avant taxe minière, soit -12% pour le prix de vente contre -5% pour la disponibilité financière avant taxe minière.

Le Conseil d'Administration dans son rôle

En mars 2015 le président du Conseil d'Administration M. Ignace CLOMEGAH a adressé une lettre d'intention à la délégation et à la représentation du personnel  suite à la réclamation de la mise en œuvre de la convention collective sectorielle des mines avec ses avantages prévues. En vue d'aplanir les divergences, une commission bipartie a été mise en place en 2013. En pleine séance de travail, les responsables syndicaux ont quitté la table de négociation. La législation du travail dit que l'ouverture des négociations entre partenaires sociaux est suspensive de toute initiative de grève. Une fois les discussions engagées, le personnel n'avait plus de raison d'aller en grève. Le faire, c'est sortir de la légalité avait affirmé le Président du Conseil d'Administration.

La reprise des négociations

En se référant aux évènements de mars 2015, d'août et septembre 2016, la seule solution significative pour la SNPT est la reprise des négociations. Les problèmes posés par les syndicats à la direction de la SNPT sont sérieux, lorsqu'ils disent qu'ils sont exploités parce qu'ils ne  sont pas payés à la hauteur de leurs diverses prestations. Les positions figées de l'employeur et du personnel ne contribuaient pas à une solution consensuelle et pour le bien de la société. Les syndicats accusent la direction du refus de négocier. La direction accuse la représentation du personnel qu'elle a quitté la table de négociation un (1) an plus tôt. Suite aux débrayages des 07 et 08 septembre 2016, l'employeur et la représentation du personnel ont compris le danger qui les guette. Pour l'heure, la reprise des négociations a eu lieu le 10 Septembre et a porté ses fruits.

Relevé de conclusions de la réunion du 10 septembre

Il est souvent dit que quand on est ensemble on peut œuvrer pour consolider les acquis et se faire confiance. Dans le cadre des doléances posées par la représentation du personnel,  une réunion du travail a eu lieu à la direction de la SNPT à Lomé immeuble BTCI entre le Président du Conseil d'Administration, la Direction, le Consultant et la Représentation  du Personnel le samedi 10 septembre et a pris fin à 20H. Au cours de cette réunion, tous les aspects ont été discutés et des conclusions en sept (7) points ont été retenues dont l'engagement de la Représentation du Personnel à observer un moratoire de quatre ans sans grève et l'engagement de la direction à débourser deux cent cinquante millions (250.000.000) de francs CFA, dont la répartition sera à discuter (affection pour les minima conventionnels) ; et trente millions (30.000.000) de francs CFA pour la réhabilitation des structures de loisir de la SNPT. Par ailleurs, des réunions périodiques seront tenues pour créer une bonne ambiance et pour motiver le personnel en vue d'atteindre les objectifs de production. Les prêts scolaires entre temps suspendus sont réinstaurés.

Conséquence de grève à répétition

Dans toute structure organisée (société, entreprise), les grèves ont toujours causé des pertes et des dégâts collatéraux. La SNPT connaît une crise de mévente et dispose donc d'une quantité considérable de stocks au magasin. Les clients hésitent à venir à quai avec les bateaux parce qu'ils ne sont pas sûrs qu'ils seront chargés quand il s'agit de la SNPT. Les armateurs ont peur de payer des surestaries une fois que les dates de chargement sont repoussées. Afin d'éviter des surestaries, ils refusent de faire les chargements et ce phénomène constitue un manque à gagner pour la SNPT. Pour mémoire, des bateaux qui devraient arriver à quai le 10 septembre n'y étaient pas et ceux prévus pour le 17 septembre ont repoussé leurs arrivées.

Les conclusions de la réunion du 10 septembre doivent permettre à la direction de la SNPT et à la représentation du personnel de travailler dur pour espérer regagner la confiance des clients. La SNPT n'est pas au fond de l'abime et doit tout faire pour restaurer son image et retrouver ses lettres de noblesse.

Les clients ne reviendront pour l'achat des phosphates que si et seulement si la sérénité et la confiance renaissent entre la direction et la représentation du personnel suite aux respects scrupuleux des conclusions.

A.G.

 

lundi, 19 septembre 2016 06:20

LE CORRECTEUR N°718 DU LUNDI 19 SEPT. 2016

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lundi, 19 septembre 2016 06:13

LIBERTE N°2279 DU 19 SEPT. 2016

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