lundi, 08 janvier 2018 18:40

Mort de deux militaires à Sokodé : Le ministre Gilbert Bawara accuse Antoine Folly et Jean Kissi de mettre en doute les faits 

©Afreepress-(Lomé, le 08 janvier 2018)- Deux militaires appartenant aux Forces armées togolaises ont-ils été tués dans la nuit du 16 au 17 octobre 2017 à Sokodé à la suite des heurts consécutifs à l’arrestation de l’Imam Djobo ? Pour le gouvernement togolais, aucun doute ne subsiste sur la survenance de ces faits et des hommages de la nation ont été rendus à ces soldats par le Président de la République quelques jours après ces événements.

Mais tout ceci ne convainc pas l’opposition togolaise. Il s’agit de faits dont certains leaders politiques ne croient pas en l’existence.  Antoine Folly de l’UDS Togo et Jean Kissi du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), sont accusés par les autorités togolaises de mettre en doute ce « dramatique incident ».

Gilbert Bawara, cadre du parti au pouvoir et ministre dans le gouvernement de Komi Sélom Klassou, fustige cette attitude dans un entretien avec l’Agence de presse Afreepress. Il pointe précisément du doigt, les réactions d’Antoine Folly et Jean Kissi, tous deux membres de la coalition des 14 partis de l’opposition, qu’il accuse de mettre en doute ces meurtres en insinuant qu’il s’agit « d’allégations de militaires égorgés » et de « l’enterrement de supposés victimes ». 

« Ce n’est pas la première fois que des responsables de la coalition tiennent ce genre de propos. Il y a quelques semaines, le sieur Koffi Yangname avait tenu des propos similaires », rappelle le ministre Gilbert BAWARA qui condamne ces déclarations et les qualifie « d’attitude particulièrement abjecte et indigne de la part des responsables politiques de ce niveau ». 

« On ne se moque pas ainsi de la mort d’êtres humains et on n’insulte pas de cette manière la douleur et l’affliction des familles endeuillées. Les deux militaires lynchés et décapités ont des identités connues et parfaitement vérifiables, des corps d’appartenance au sein de nos forces de défense, et des familles qui ressentent encore beaucoup de peine et de douleur. Avant d’être des femmes et des hommes politiques, nous sommes des mères et des pères de famille, des frères et sœurs de la même communauté nationale », a-t-il tenu à dire. 

Pour le ministre, toutes les victimes des manifestations, quelle qu’en soit la cause, méritent considération et compassion. Il estime que les débats politiques ne doivent pas tout excuser, surtout pas la « profanation des morts et des atteintes répétées à la dignité des familles endeuillées ». 

« J’encourage vivement Monsieur Jean Kissi et ses camarades à cesser avec des attaques répétées de ce genre. Cela rabaisse le débat politique et n’honore nullement la classe politique dans son ensemble », a-t-il lancé à l’endroit du Secrétaire national du CAR. 

En ce qui concerne le dialogue et les discussions en préparation, le natif de Siou dans la préfecture de Doufelgou (450 Km au Nord de Lomé) a dit la « volonté d’apaisement et de décrispation » du gouvernement et son  « souci de concrétiser le dialogue ». « Tout sera mis en œuvre pour conduire à son terme et faire aboutir le processus de réformes constitutionnelles et institutionnelle en cours. Les déclarations inutilement provocatrices et désobligeantes ne viendront pas de notre côté. Mais les comportements que nous dénonçons ne peuvent que renforcer la détermination de la justice à intensifier ses investigations afin d’identifier, poursuivre et punir fermement tous les auteurs, commanditaires et instigateurs des graves violences et exactions commises en s’abritant derrière les manifestations », a encore promis le ministre.

Pour le reste, Gilbert Bawara se refuse à tout commentaire concernant la conférence de presse de la coalition et les différentes déclarations des leaders politiques à l’occasion des vœux de fin d’année. 

Le Chef de l’Etat a tracé une feuille de route claire et précise qui sera le fil conducteur de l’action gouvernementale de chaque jour. Les débats d’entre-soi n’apportent strictement rien au pays, a-t-il martelé.

Théophile K.

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