vendredi, 08 juin 2018 07:13

Crise sociopolitique du Togo : le CACIT s’interroge sur la nécessité de manifester pendant que la reprise du dialogue est annoncée

©AfreePress-(Lomé, le 08 juin 2018)- La crise sociopolitique que traverse le Togo depuis août 2017 persiste et créée des mésententes entre le parti aux pouvoir et la coalition des 14 partis de l’opposition. Pour ce faire, le Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT), a, dans un communiqué rendu public le 5 juin dernier, préconisé la poursuite du dialogue politique qui avait débuté le 19 février 2018 et suspendu deux après. Ceci, dans l'optique de permettre à la coalition de mettre fin aux manifestations de rues sur l’étendue du territoire. 

Aussi, faudra-t-il faire observer que depuis un moment, les itinéraires des manifestations que prévoit la coalition, « engendrent une incompréhension persistante » et inquiétante entre elle et le gouvernement. C'est encore ce qui est noté cette semaine, spécialement pour les manifestations prévues hier, aujourd'hui et samedi prochain.

Dans ce même communiqué, le CACIT promeut la légalité en mettant en orbite, d'une part, les libertés de manifestations garanties par la Constitution en vigueur au Togo, en son article 14 : « l'exercice des droits et libertés garantis par la présente Constitution ne peut être soumis qu'à des restrictions expressément prévues par la loi et nécessaire à la protection de la sécurité nationale ou de l'ordre public, de la santé publique, de la morale ou des libertés et droits fondamentaux d'autrui » et, d'autre part, la loi du 11 mai 2011 fixant les libertés d’exercices de la liberté de réunion et de manifestations pacifiques publiques.

Par ailleurs, pour le CACIT, si gouvernement devrait prendre une décision maintenant sa position, il devra se servir d’une décision administrative susceptible d’être attaquée par les organisateurs devant les juridictions administratives qui sont garantes des libertés, comme le stipule l’article 99 de la Constitution, la Cour Constitutionnelle « est juge de la constitutionnalité de la loi et elle garantit les droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés publiques ».

Il exhorte, par voie de conséquence, tous « les acteurs politiques de la crise à trouver le moyen du dialogue » qui est le seul moyen pour une sortie pacifique de crise. Car, cette situation de crise « cause du tort aux ménages, au secteur privé, à l’Etat et freine le développement socioéconomique du pays », a-t-il rajouté.

Le CACIT souhaite, une fois encore, que la reprise du dialogue se concrétise et aboutisse à des fins heureuses. Il félicite, au demeurant, les chefs d’Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour leur forte implication.

Moulikatou S.

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