mardi, 02 octobre 2018 07:57

Les explications du Général Yark Damehane sur les raisons du renvoi de l’avion militaire envoyé par le Ghana pour évacuer Nicodème Habia

©AfreePress-(Lomé, le 02 octobre 2018)- Le gouvernement togolais a-t-il empêché un avion militaire ghanéen d’atterrir à l’Aéroport International Gnassingbé Eyadema de Lomé dans le but d’évacuer l’ancien député de l’Union des forces de changement (UFC), Nicodème Habia vers le Ghana ? L’information révélée lundi 1er octobre 2018 par le chef de file de l’opposition, Jean-Pierre Fabre au micro de radio Victoire Fm, vient d’être confirmée par le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Général Yark Damehane.

Sur les antennes de la même radio, le Général-Ministre est revenu ce mardi en détails sur les circonstances qui ont amené l’Etat togolais à s’opposer à cette mission conduite par le gouvernement du Ghana dans le but d'évacuer le président du Parti des Démocrates, Nicodème Habia qui observe une grève de la faim depuis près de deux semaines devant l’ambassade du Ghana au Togo.

« Le Togo n’est pas une colonie du Ghana », a-t-il fait savoir avant de donner des détails de l’opération menée par le Ghana avec un avion de son armée.

« Moi je ne suis pas au courant. Le ministre ghanéen (Albert Kan-Dapaah, NDLR) a dû poser le problème. On lui a dit d’attendre et qu'on lui revient mais sans attendre, il envoie l’avion. Un avion militaire ce n’est pas normal. Donc M. Fabre doit mieux se renseigner avant de faire des déclarations sur les ondes », a relaté le ministre togolais de la Sécurité avant de révéler que le Ghana s’est ensuite « excusé ».

« L’avion a bien atterri mais il (Nicodème Habia, NDLR) ne pouvait pas le prendre parce qu’on ne savait pas quelle était la mission de l’avion. Je dis bien que le ministre ghanéen a posé le problème on lui a dit qu’on lui revient mais il n’a pas attendu. Ce n’est pas amical, quand on est des amis. Vous pensez que c’est normal que le Togo puisse envoyer un avion militaire dans une ville du Ghana pour chercher un malade sans que les autorités ghanéennes ne donnent leur avis. Je ne crois pas. Je peux même vous dire que le ministre s’est excusé après. Parce que le comportement n’était pas amical », a-t-il poursuivi et d’appeler le gréviste de la faim à faire confiance à la justice pour connaître du cas des prisonnier dont il demande la remise en liberté à travers sa grève de la faim.

« Il n’a qu’à laisser la justice faire son travail sans faire pression sur les gens. Ça c’est de la comédie qu’il est en train de faire. Faisons confiance à la justice », a-t-il conclu.

Il faut rappeler que Ghana fait partie de la facilitation dans la crise sociopolitique du Togo et son ministre de l’Intérieur, Albert Kan-Dapaah représente son Président en tant qu’émissaire aux différents travaux du Comité de suivi de la feuille de route de la CEDEAO.

A.Y.

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