vendredi, 07 décembre 2018 10:05

Interview de Christelle PETIT, candidate de l’UFC dans le Grand Lomé : « Nous allons nous battre pour essayer de réduire la pauvreté… »

©AfreePress-(Lomé, le 7 décembre 2018)- Comme la dizaine de formations politiques et la vingtaine de listes indépendantes engagées dans les élections législatives du 20 décembre prochain, l’Union des Forces de Changement (UFC) s’active sur le terrain pour convaincre les électeurs. Christelle PETIT, l’une des candidates UFC dans le Grand Lomé se livre dans cette interview. Elle dit tout sur le projet de société de son parti et ses ambitions pour un Togo nouveau.

Lisez plutôt.

AfreePress : Bonjour Mme Christelle PETIT. Comment l’UFC est-elle entrée en campagne et quelle est l’ambiance autour de cette campagne de l’UFC ?

Christelle PETIT : Nous sommes rentrés tout doucement dans la campagne. Mais nous nous activons à l’intérieur du pays et là-bas les choses vont beaucoup plus vite que Lomé. Mais cette fin de semaine va être quelque chose de terrible pour l’UFC à Lomé parce que nous avons décidé de faire des activités dans les marchés, dans tous les endroits publics. Ce week-end va être vraiment un week-end très important pour nous. Nous avons un meeting à Zanguera le 8 décembre à partir de 14 heures. Nous aurons un deuxième meeting le 12 décembre à Agoè et le 14 décembre il y aura un troisième à Bè puis un très grand meeting le 18 décembre à Sagbado.

AfreePress : Qu’iriez-vous dire aux populations et à vos futurs électeurs  pour les convaincre de voter pour vous ?

Christelle PETIT : Nous avons de petits problèmes au Togo et il est important que les choses se décantent. Nous disons à nos militants que nous allons nous battre pour essayer de réduire la pauvreté. Nous avons par exemple des chômeurs qui ne perçoivent rien par mois. Donc nous disons qu’il faudrait donner des allocations au moins de 25.000 F CFA aux chômeurs, et ceci tous les mois. Et c’est réalisable avec le budget de notre pays.

Nous pensons aux retraités. C’est quelque chose que nous appelons le plus souvent l’assurance vieillesse ou la minimum vieillesse. Une personne qui a travaillé toute sa vie et qui n’a pas une minimum vieillesse de 50.000 F CFA ne peut pas vivre décemment. Mais celui qui n’a pas travaillé durant sa jeunesse a droit aussi de vivre à partir de l’âge de la retraite et ça s’appelle la minimum vieillesse.

Nous pensons qu’au niveau de la santé aussi, nous avons beaucoup à faire. Nous avons déjà au Togo une assurance qui s’appelle Institut national d’assurance maladie (INAM) qui est une assurance pour les fonctionnaires. Nous pensons que cette assurance doit être généralisée à tout le monde. Moyennant quelques cotisations minimes. Mais tout le monde doit pouvoir se faire soigner.

Les handicapés, ce sont des gens qu’on oublie très souvent et ce n’est peut-être pas fait sciemment. Mais c’est des gens qui sont oubliés et nous pensons beaucoup à une allocation pour les gens souffrants d’un handicap. Nous voulons créer du travail pour eux et voir comment nous pouvons les aider à développer des projets et de créer à leur tour, des emplois.

Notre jeunesse a vraiment des problèmes au niveau de l’emploi et c’est très important de trouver des réponses à ce problème.

Voilà un peu ce que nous irons dire à nos électeurs surtout aux femmes. Sur notre liste de Lomé cette fois-ci, nous avons 9 femmes sur 20. Pourquoi ? La femme c’est elle qui tient le foyer. La femme est très importante, mais tous ses efforts ne sont pas récompensés en retour et nous pensons que nous devons beaucoup les aider. Il y a le problème des femmes battues. C’est un gros problème en Afrique.

Nous allons voir comment régler ce problème aussi et comment trouver des moyens pour leurs enfants.

AfreePress : Dites-nous à l’arrivée, combien de sièges pensez-vous pouvoir gagner ? Est-ce que vous pensez pouvoir reprendre ce qui vous revient de droit, c’est-à-dire le poste de chef de file de l’opposition ?

Christelle PETIT : (Rire) Inch-Allah ! Nous espérons que Dieu pourvoira. Je pense que, s’il y a la paix aujourd’hui au Togo, c’est grâce à Monsieur Gilchrist Olympio. Ce monsieur a eu dans le passé, beaucoup de problèmes avec le régime. C’est l’un des plus grands opposants et dans sa logique, il s’est dit qu’il est temps que nous apaisions le pays. Il est temps que nous allions doucement. Même ses anciens lieutenants lui avaient proposé cela et au moment venu, il a dit qu’il était temps de faire un accord avec les gouvernants du pays.

Il est vrai que la population ne l’a pas bien pris. Mais Monsieur Olympio est très en avance sur son temps ce qui a fait que la population a eu du mal à comprendre ce qu’il voulait c’est-à-dire l’apaisement. Nous espérons du plus profond de nos cœurs que nous aurons la majorité.

Propos recueillis par Olivier A.

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