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jeudi, 04 avril 2019 08:59

Papier d'angle : La gratitude de Mme Yawa Dzigbodi TSEGAN envers ses bienfaiteurs... Une qualité ou un défaut ?

©AfreePress-(Lomé, le 3 avril 2019)- Le 2 avril dernier, les quatre-vingt-onze (91) députés élus à l'occasion des élections législatives du 20 décembre 2018, ont officiellement et solennellement fait leur rentrée parlementaire au cours d'une cérémonie qui a rassemblé la fine fleur des parlementaires des ACP-UE et des pays amis du Togo.

Et comme il sied à cette occasion, la présidente Yawa Dzigbodi TSEGAN, (la première femme présidente de l'Assemblée nationale togolaise) a pris la parole pour planter le décor et situer l'opinion sur les tâches qui vont incomber à son institution durant les jours et semaines à venir. Elle  a particulièrement souligné l'urgence des réformes institutionnelles et constitutionnelles.

Cette rentrée parlementaire, a-t-elle dit, « annonce la mise en œuvre des réformes attendues par toutes les Togolaises et tous les Togolais, et constitue des repères tangibles de la volonté de l’exécutif, de consolider la démocratie dans notre pays et de maintenir entre les différents acteurs politiques un climat de concertation et de tolérance mutuelle. Et comme je l’annonçais à l’ouverture de la 2è session extraordinaire de l’année, je réaffirme solennellement, que les réformes constitutionnelles et institutionnelles feront partie des priorités de notre agenda », a-t-elle promis.

Cet engagement sans faille en faveur des réformes, traduit à suffisance le fait que cette juriste de formation, soit consciente de sa mission et de son rôle pour la consolidation de la paix au Togo.

Mais ce trait de caractère et cet engagement n'a pas suffisamment été mis en avant par les « disciples » de la calomnie dans leurs « salissures » de texte publié sur les réseaux sociaux. Ceux-ci ont préféré faire un gros plan sur les passages de son discours où elle a tenu à exprimer sa gratitude et reconnaissance à ceux qui ont permis à ce qu'elle soit là-où elle est actuellement. Son mal aux yeux de ces Togolais, est qu'elle a fait acte de « reconnaissance » au sein même de l’hémicycle alors qu'elle allait plutôt éluder cet aspect de la chose. Quel sacrilège, se sont-ils écrié comme des saintes ni touche.

La reconnaissance, n'est-ce pas cette qualité qui suit nécessairement tout bienfait ? « Rien de plus noble que la reconnaissance, rien de plus vil que l’ingratitude ; autant un trait de reconnaissance touche l’âme, autant un trait d’ingratitude lui fait horreur », disait Hypolite de Livy soutenu dans cette assertion par William Shakeaspere, pour qui la reconnaissance est un noble et digne salaire pour les âmes généreuses.

« Permettez-moi, à l’entame de mon propos, de rendre grâce à Dieu, le Tout-Puissant, pour la paix qu’il fait régner sur notre pays et pour la protection qu’il lui assure. Je tiens à saluer la maturité du peuple togolais, qui par son engagement et sa détermination, a permis aux plus hautes autorités de notre pays d’organiser lesdites élections qui se sont déroulées dans la paix et la sérénité. Comment ne pas profiter de cette tribune pour rendre un vibrant hommage au Président de la République, son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, dont le charisme et le sens élevé de l’Etat ont été déterminants dans l’organisation de ces législatives. Dans le même registre nous tenons à saluer sa politique en matière de promotion de la femme dont nous sommes la meilleure illustration ». Voilà les passages qui ont suscité l'ire et le courroux des gardiens du temple de la bienséance, des puristes du principe de la séparation des pouvoirs. Mais est-ce que séparation des pouvoirs voudrait dire animosité entre les pouvoirs  et Abstraction des autres pouvoirs ?

Évidemment que non. En quoi dire ses remerciements à « Dieu », au « Peuple togolais » et au « Président de la République, Faure Essozimna GNASSINGBE », équivaut-il à une faute d'Etat ?

Le pouvoir législatif, quant bien même il ne doit pas s'inféoder aux autres pouvoirs, constitue le ciment qui rend homogène le fonctionnement de ces autres pouvoirs et leur octroie leur raison de vivre. Le législatif a en charge le vote des lois appelées à régir la vie des citoyens dans le pays. Et à partir de cet instant, il constitue un instrument de mise en œuvre de la politique du pouvoir exécutif. L'ignorer c'est faire preuve d'un grave manquement intellectuel.

C'est du moins ce que rappelle éloquemment Mme Yawa Dzigbodi TSEGAN dans son discours d'ouverture. « Notre Assemblée aura donc l’impérieuse mission d’étudier et de voter l’ensemble des textes législatifs nécessaires à la mise en œuvre de ce plan (PND, la politique du gouvernement en somme, NDLR) fortement salué par nos partenaires en développement. Elle consistera également à intensifier les initiatives de vulgarisation et d’appropriation du PND par nos concitoyens en vue d’une meilleure adhésion  ».

Voilà des passages sciemment oubliés par ces spécialistes du dénigrement pour taper sur cette pauvre dame et la présenter comme manquant de consistance. Ces personnes qui pourtant, saluaient la pertinence du Plan National de Développement, n'ont pas fait le travail dialectique de relever aussi dans leur charivari, que la présidente du parlement togolais a eu à parler d'autres choses dans son discours comme le PND qu'elle a présenté comme un « ambitieux » programme, « parfaitement structuré », et « conçu pour offrir un cadre sécurisé pour les investissements, tout en proposant à nos populations un nouveau pacte social pour un développement harmonieux du pays avec un accent particulier sur la consolidation du développement social et le renforcement des mécanismes d’inclusion, gage d’une prospérité partagée ».

Voilà là où leur démarche manque cruellement de pertinence et choque les esprits les plus cartésiens.

« Inspecteur des impôts et juriste de formation, cette femme de 48 ans a fait sa carrière à la Direction générale des impôts (DGI) avant d’être nommée en octobre 2010, directrice de cabinet du ministre des transports et tout le monde est unanime à dire qu'elle a les épaules assez larges pour incarner cette fonction. Sauf bien sûr, ses détracteurs », défend un député interrogé.

A.Y.

 

 

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