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©AfeeePress-(Lomé, le 13 février 2020)- Le candidat du parti Union pour la République (UNIR), Faure Gnassingbé accompagné de la Présidente de l’Assemblée nationale, Tsègan Yawa Djigbodi était mercredi 12 février 2020 en meeting au CEG Adéta 1 dans la préfecture de Kpélé.

« Quand je vois toute la foule qu’il y a ici, je me demande si hier vous étiez aussi nombreux. Je voudrais d’abord humblement vous présenter mes sincères excuses pour le contretemps d’hier. J’entends vos messages de soutien et d’encouragement et je sais qu’aujourd’hui à Kpélé, j’ai fait un pas de plus vers la victoire », a lancé le candidat Faure Gnassingbé à la foule qui avait attendu son arrivée la veille.

Il a profité de l’occasion pour leur présenter son programme de société pour les 5 ans années à venir. Outre l’assurance maladie pour tous les Togolais, Faure Gnassingbé promet de transformer en profondeur le secteur de l’éducation et annonce la construction de salles de classe par des opérateurs privés. La mise en place des infrastructures numériques, la gratuité des actes de naissance et la suppression des frais d’inscription aux examens scolaires sont entre autres les grandes promesses faites par le candidat du parti UNIR à cette occasion.

« Notre souhait c’est d’offrir une éducation de qualité à tous nos enfants. En attendant pour soulager nos enfants à l’école à partir de cette année, les frais d’inscription aux examens seront annulés », a-t-il indiqué. Il promet également la création de centres d’apprentissage et de renforcement de capacités dans toutes les préfectures dans le but de réduire le taux du sous-emploi, ainsi qu’un accompagnement « conséquent » aux jeunes entrepreneurs. Dans le secteur de l’agriculture, le Président compte relever beaucoup de défis dans prochaines années. « Pour la campagne agricole de cette année, c'est 2.500.000 qui vont être octroyés aux jeunes de Kpélé qui entreprennent dans ce domaine », a-t-il annoncé. Il n’a pas manqué de faire des éloges à la présidente de l'Assemblée nationale, Mme Yawa Djigbodi Tsegan, la toute première femme à présider cette institution au Togo.

« (…) J’ai trouvé ici à Kpélé, une Présidente de l’Assemblée Nationale qui dirige l’institution avec beaucoup de compétence et de sagesse. Je vous remercie d’avoir mis une telle personnalité à la disposition de la République. Je suis satisfait par l’enthousiasme que j’ai pu toucher chez les anciens, chez les femmes et chez les jeunes », a-t-il déclaré précisant que le scrutin présidentiel est un enjeu majeur.

« C’est pour cela que nous ne devons pas perdre de vue que la campagne doit continuer jusqu’au soir du 20 février. Et le 22 nous irons voter dans la paix et dans la quiétude », a-t-il ajouté.

Raphaël A.

©AfeeePress-(Lomé, le 13 février 2020)- Le groupe des cinq (5) ambassadeurs (G5), reste résolument engagé pour la réussite du scrutin présidentiel du 22 février prochain. Ce groupe composé de l’ambassadeur des Etats-Unis, de France, d’Allemagne, des représentants résidents du PNUD et de l’Union Européenne, a échangé mercredi 12 février 2020 avec les membres de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).

Occasion pour les diplomates de s’informer sur le déroulement du processus électoral en cours.

« Nous avons eu l’occasion par exemple d’apprendre de la CENI, que les résultats des bureaux de vote seront affichés devant les bureaux de vote et que tous les citoyens pourront les consulter. Nous avons eu l’occasion de voir également que les procès-verbaux des bureaux de vote, vont être disponibles en nombre suffisant dans les bureaux de vote afin que les représentants des candidats ne puissent avoir accès à ces procès-verbaux et à ces résultats. Nous avons, à travers ces entretiens, constaté simplement que la CENI est en train de faire énormément d’effort pour s’assurer que le scrutin ait lieu de façon telle que souhaité par les différents acteurs le 22 février, et nous ne pouvons que souhaiter que ce scrutin se déroule dans la paix et dans la transparence comme le prévoient les dispositions légales de la République du Togo», a affirmé Aliou Mamadou Dia, Représentant résident du PNUD au Togo.

Au cours de la rencontre, le groupe des 5 ambassadeurs a également présenté à la CENI les différentes inquiétudes soulevées par les partis politiques en lice.

En retour, le Président de la CENI, Ayassor Tchambakou a apporté des réponses et explications à ces inquiétudes avancées par ses invités. Il a rassuré le G5 de l’engagement de son institution a conduire le processus électoral jusqu’à sa fin, sans incident.

Anika A.

©AfeeePress-(Lomé, le 12 février 2020)- Il est lynché sur les réseaux sociaux depuis quelque temps. Son péché, avoir décidé de changer de position sur la situation sociopolitique de son pays le Togo et de se transformer en acteur de développement du pays plutôt qu’en activiste de destruction. Cette décision passe très mal auprès d’une infime partie de l’opinion qui n’hésite pas à l’attaquer violemment sur les plateformes et les réseaux sociaux. Que répond-il face à ce déferlement de haine et de propos désobligeants ? Eric Mc se prononce dans cette interview. Bonjour Eric Mc. Comment vous portez-vous ?

Eric MC : Bien, je me porte comme un charme et vous pouvez en être sûrs.

On vous attend dire que les opposants ont vendu Tikpi Atchadam ? Pourquoi dites-vous cela ?

Eric Mc : Tikpi est venu avec la révolution populaire et non la révolution électorale. Et ils l’ont vendu à vil prix. C’est le plan de Tikpi qui est vendu. Aujourd’hui on lit sur les réseaux sociaux, la tête de Tikpi Atchadam a été mise à prix. Ce qui me confirme que la révolution populaire de Tikpi a été vendue au régime.

Est-ce que vous soupçonnez les leaders, c’est-à-dire Jean-Pierre Fabre et les autres d’avoir pris des sous ?

Eric MC : Je ne parle pas de sous. Mais je vais vous lire une déclaration que nous avons rendue publique mardi dernier et cela pourra vous situer sur la question.

Message à la jeunesse togolaise.

Nous ne sommes pas obligés de suivre les personnes qui sont elles-mêmes perdues. D’abord, nous présentons nos sincères excuses au peuple togolais, pour l’avoir incité à nous suivre sur un chemin radical sans moyen adéquat de la révolution. Personnellement, nous nous sommes investis corps et âme dans ce combat et nous nous rendons compte aujourd’hui que ce n’était pas la bonne solution. Nous comprenons toutes les personnes aujourd’hui qui peuvent être déçues et surtout continuent par être passionnées. Cela prouve la place que nous occupons dans vos cœurs. Il y a quelques mois passés, on aurait réagi de la même façon, parce que nous aurions considéré comme une trahison tout en n’allant pas dans le sens de la passion populaire, qui nous habitait. Nous demandons à toutes ces personnes de prendre le recul et de dépassionner le débat politique, et avec le temps, ils comprendront, qui les a réellement trahis ? Nous nous sommes dit, « pas de réforme, pas d’élection ». Parce qu’il n’y a aucune chance de victoire à travers des élections organisées au Togo. Mais que voit-on ? Ceux-là mêmes qui nous incitaient à manifester dans les rues sont là à faire campagne paisiblement et tranquillement, comme si tout ce qui était passé n’est rien. Tous ces morts, blessés, réfugiés et prisonniers, les attaques physiques contre les artistes engagés sont ignorées.

Ça fait 30 ans que nous tournons en rond. Gilchrist lui-même a sagement compris que nous devons nous mettre ensemble pour discuter et nous attendre pour construire notre pays. Mais, nous n’avons pas compris sa démarche en ce moment. Aujourd’hui, il vaut mieux tard que jamais. Dans les années à venir quand le leader de l’opposition actuel va se tromper, il y aura un autre dauphin qui l’accusera de trahison et prendra sa place et ainsi de suite. Si le cycle reprend, on tournera en rond. La chose est comment faire avancer notre pays, quel que soit celui qui le dirige. C’est ça le leitmotiv de Bâtir. C’est légitime d’avoir des ambitions présidentielles. Mais ça doit être dans le seul but de proposer un chemin pour le développement de la nation. Et l’épanouissement de son peuple. Nous devons redonner à la politique son vrai sens, qui est loin de ce que nous faisons chez nous. La jeunesse doit avoir des ambitions nobles pour devenir des agriculteurs, des médecins, des ingénieurs, etc. Ça ne doit plus être seulement les politiciens parce qu’ils sont les seuls à sortir dedans. Pendant des années, ils se sont garanti un salaire en nous incitant à voter pour eux. Les bonnes questions sont celles-ci aujourd’hui, qui souffrent de cette situation ? Nos politiques font quel travail ? Leurs enfants sont-ils chômeurs ? Qui meurt dans les rues ? Où sont les enfants de ces politiques ? Vont-ils dans des écoles EPP ?

Mes chers collègues artistes engagés, nos sincères excuses à votre endroit pour l’aventure non aboutie dans la rue depuis le collectif Y’en a marre en passant par le CST, etc. Mais avec le temps, vous aussi, vous allez comprendre que le leader doit être comme une boussole qui donne au peuple la bonne direction.

Togolais vient bâtissons la cité.

Donc en résumé, Eric MC a compris qu’il s’est trompé de chemin ?

Eric MC : Non, ce n’est pas qu’on s’est trompés de chemin. Mais ils ont vendu la révolution populaire pour la révolution électorale. Quand j’étais rentré dans l’opposition, les mêmes insultes que j’ai eues comme le « singe » et autres, aujourd’hui quand j’ai choisi BATIR, c’est ces mêmes insultes qui reviennent à mon endroit. Et s’ils disent aujourd’hui qu’on a trahi le peuple, c’est juste parce qu’ils sont conscients que le un coup KO de Faure est consommé, c’est-à-dire le 4e mandat de Faure Gnassingbé est assuré. Le 3e mandat de Faure Gnassingbé lui a été donné à par l’ex-Chef de file de l’opposition. Et pourquoi doit-on alors lui refuser un 4e mandat ?

Quand on s’était regroupé en 2012 dans le CST, ce n’était pas pour des élections, mais c’est le Chef de file de l’opposition qui a été le premier à déposer sa candidature en 2015.

Aujourd’hui Eric MC et ses amis soutiennent qui au juste ?

Eric MC : Nous sommes devenus BATIR, parce que BATIR nous a appelés, nous disant qu’il est un parti politique jeune et que son ambition c’est le développement. Au lieu d’amener les jeunes dans la rue, nous avons préféré les amener vers BATIR, pour qu’ils travaillent ensemble pour le développement du pays. Et BÂTIR a regardé autour des sept candidats, et a décidé de soutenir le Président Faure, parce le Président Faure incarne la vision du développement. BÂTIR appelle à voter pour Faure, mais BÂTIR n’est pas une branche d’UNIR.

Vous avez un message à l’endroit des Togolais ?

Eric MC : Mon message est que la jeunesse togolaise essaie de nous comprendre parce qu’on ne peut pas l’amener sur un terrain torturé. Nous aujourd’hui, nous voyons l’avenir dans 10 ans. Les politiques étaient à l’Assemblée nationale, ils n’ont pas pu faire les réformes. Les dernières élections législatives nous ont tracé le chemin de sortie de Faure. Parce que son mandat était mis à 0.

Aujourd’hui, la nouvelle constitution prévoit un mandat renouvelable une seule fois et après, l’ancien Président sera le Président du Sénat. Je crois que bientôt le Sénat sera mis en place et 2025 à 2030, Faure fera la surprise de ne pas briguer un 5e mandat pour aller s’asseoir au Sénat.

©AfreePress-(Lomé, le 12 février 2020)- Au Togo, l’éducation au niveau du cours primaire a enregistré de bonnes performances sur la période de 2015 à 2018. Selon le dernier rapport de la Banque mondiale, le taux d’achèvement de l’école primaire dans le pays est passé de 83% à 89% au cous des trois dernières années.

Le pays est classé parmi les meilleurs dans l’espace UEMOA, et se potionne devant la Côte d’Ivoire (71,6%, données de 2017), le Burkina Faso (65%), le Sénégal (57%), et le Mali (49,6%, données de 2017). En 2015, le Togo affichait dans l’espace communautaire, un taux de 83%, devant le Bénin (81%), le Burkina Faso (62 %), la Côte d'Ivoire (60%), le Sénégal (59,66%), et le Mali (50%).

Un taux d’achèvement de 100%, montre que l’ensemble ou la plupart des enfants ont achevé leur cours primaire. Ce rapport de la Banque mondiale vient corroborer le bilan annuel dressé par le ministère de l’Enseignement primaire et secondaire. Bilan qui indique que le taux brut de scolarisation dans l'enseignement primaire est passé de 98% à 126,8%.

Le pays recense plus de 155 000 enfants au préscolaire en 2018, contre un peu plus de 86 000 en 2013, en hausse annuelle moyenne de 12%.

Il faut préciser que ces progrès ont été réalisés dans ce secteur grâce aux multiples programmes et initiatives mis en place par le gouvernement à l’instar de la gratuité de l’école primaire, des programmes school-assur ou de cantine scolaire.

Anika A.

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