mercredi, 29 août 2018 10:34

CIMTOGO : le DG Eric Goulignac dans la tourmente

©AfreePress-(Lomé, le 29 août 2018)- L’affaire fait la Une de plusieurs journaux de la place. La société CIMTOGO, une filiale du groupe Néerlandais Heidelberger qui est dirigée depuis plus de cinq mois par le Franco-Norvégien, Eric Goulignac traverse une zone de turbulence.

Selon les éléments mis à jour par ces journaux à l’instar des quotidiens Liberté et Togo Matin, la société de production de ciment fait face à d’énormes difficultés essentiellement liées à la concurrence « déloyale » que lui fait le groupe DANGOTE du milliardaire nigérian, Aliko Dangoté.

Mais ce n’est pas tout. Plusieurs employés et cadres approchés par les journaux, accusent M. Eric Goulignac d’afficher une « grande indifférence vis à vis des difficultés de la société et a plutôt pris la tête d’une petite « mafia » d’individus mus par une seule motivation : s’enrichir le plus rapidement possible ».

Le Franco-Norvégien est accusé par ses détracteurs d’avoir un comportement de « Colon des temps moderne » en Afrique et de travailler durement à s’enrichir par tous les moyens en installant des « entreprises écran » en complicités avec plusieurs de ses amis et intimes.

On cite les noms d’Olivier François Jacques Bouvarel, Directeur général de la société Carrières Mines Travaux Publics (CMTP) et de Mme Laura Maca, juriste de CIMTOGO. Tous les deux sont présentés comme faisant partie des piliers de la galaxie Goulignac au sein de la société.

Les membres de cette prétendue galaxie sont accusés d’avoir mis en place une société à responsabilité limitée au capital de 2.000.000 de francs CFA dont le siège social est située à Tabligbo Cimenterie Scantogo, immatriculée au Registre du Commerce et du Crédit Mobilier sous le numéro TG-LOM 2014 B 245, spécialisée dans le domaine de la gestion de carrières. « Celle-ci rafle tous les contrats actuels et à venir du groupe, même ceux pour lesquels elle est la moins disante ou quand bien même elle exécute mal ses prestations ou encore même en déposant ses offres hors délai de plusieurs semaines », rapportent certains prestataires et des employés mécontents qui accusent leur Directeur de clamer à chaque fois haut et fort que tant qu’il sera en place, cette société ne pourra jamais être sanctionnée, encore moins éjectée.

« Une accusation rejetée par l’entourage de M. Goulignac qui le présente comme un « bon manager » et une personne qui est toujours à l’écoute et aux bons soins de ses employés ». « Des accusations qualifiées de « scandaleuses et fallacieuses » par les amis de M. Goulignac qui défendent la CTMP et avancent pour soutenir leur argumentaire, que toutes les sociétés ont eu la chance de postuler sur les mêmes principes aux appels d’offres lancés. Si la CTMP l’a emporté, c’est parce qu’elle le méritait amplement, font-ils savoir », se défendent les proches amis et collaborateurs de M. Goulignac approchés.

 

Mais ils sont à leur tour démentis par un groupe de cadres et d’employés de la direction de CIMTOGO à Lomé. Des gens qui estiment que le nouveau dirigeant n’en a que faire de son boulot sinon, il aurait pu faire face à la « concurrence déloyale de Dangoté, qui est aujourd’hui l’une des causes de la baisse des ventes des ciments de CIMTOGO ». « Sûr de son fait, bourré de certitudes et convaincu des soutiens qui participent à son « business » ou qu’il arrose, il préfère s’investir dans ses propres intérêts », avance le journal Togo Matin.  

 « Comment peut-il en être autrement puisque Goulignac et Bouvarel sont comme « culs et chemises ». Ils traînent souvent les soirs ensemble, organisent leurs escapades nocturnes de concert et profitent de façon partagée des ‘’petites douceurs de Lomé’’. Toute erreur de la CTMP est vite couverte et une omerta est imposée ; tandis que la moindre peccadille des petits prestataires togolais conduit à leur éviction, sans état d’âme. Pour l’exploitation à venir de la carrière Scantogo à Tabligbo, la messe est dite : elle sera pour l’«ami Bouvarel ». Bien évidemment de gré à gré, avec le soutien de André Van Steenberge, le Directeur des achats régionaux. Pourtant le montant du marché est colossal : une dizaine de  millions de dollars. La CTMP n’est pas la seule ‘’bienheureuse entreprise’’ de la galaxie de Goulignac. La française Eiffage aussi. Sur la réalisation de la voie de 500 mètres amenant de la N1 jusqu’à l’usine de CIMTOGO dans la région de la Kara, malgré les offres de Centro et d’autres entreprises locales, c’est elle qui a obtenu la préférence d’Eric Goulignac. Pourtant, Eiffage est la moins disante », s’emporte un prestataire togolais ayant requis l’anonymat.

 « Comment se fait-il alors que la majorité voire la quasi-totalité des entreprises qui remportent les marchés lancés par CIMTOGO sont dirigées par des expatriés qui sont en majorité des Français ? », s’interrogent plusieurs concurrents de la CTMP.

Plusieurs prestataires de services voient en cela, la preuve des pratiques peu orthodoxes qui sont reprochées à M. Goulignac et ses amis, indiquent les journaux qui ont rendu publique, l’affaire.

Le même reproche est fait par les employés de la société CIMTOGO au groupe Heidelberger qu’on accuse à Lomé de « racisme » pour le simple fait que depuis des lustres, tous les dirigeants de cette société exploitant du calcaire togolais, n’ont jamais eu la peau foncée.

Pour encore plus élargir le réseau, Goulignac se préparerait à faire atterrir à Lomé un nouvel expatrié au poste de responsable des carrières pour le Togo, pour bien renforcer ses tentacules. Qui sont déjà bien solides. Notamment à travers un montage derrière lequel il serait seulement 5 mois après son arrivée. Il s’agit d’un acte de  cession de parts et de changement de dirigeant reçu  par l’étude de Me Lysiane Amorin, notaire à Lomé en mars 2018. Dans cet acte  Marie Bernadette Sergine Cabore, demeurant officiellement à Atiégou, a cédé à la CTMP (tiens !) la totalité des 48 parts numérotées de 53 à 100 qu’elle détient dans la société "Technique, Transport et Manutention" SARL. Moyennant un prix principal payé comptant et quittancé dans l’acte.
 Aux termes d’un autre acte reçu par la même notaire le mois suivant, monsieur Jean Michel H. A. Boucly, demeurant aussi officiellement à Atiégou, a cédé la totalité des 52 parts qu’il détient dans la même  société à la  CMTP  02 parts numérotées de 51 à 52 ; et à
 la société Africa  Construction  Consultancy  LTD, société à responsabilité limitée dont le siège social est aux Emirats Arabes Unis immatriculée au Registre des Sociétés sous le N° A 132/01/14/7778, 50 parts numérotées de 1 à 50.
Moyennant un prix principal payé comptant et quittancé dans l’acte. Aux termes du même acte, les associées ont nommé Bouvarel gérant de  "Technique, Transport et Manutention" Sarl, en remplacement de Monsieur Jean Michel H. A. Boucly  qui se retire de ladite Société », révèlent les employés de CIMTOGO rencontrés. Ceux-ci appellent le gouvernement du Togo à la vigilance et à veiller au grain pour empêcher ces personnes de « continuer par piller le pays ».

Cette situation repose le problème du transfert de compétences aux citoyens africains. Comment comprendre que depuis que cette entreprise est installée au Togo, il a été impossible à un Togolais de prendre sa direction ? N’y-t-il pas de compétences assez solides au Togo pour faire ses preuves à la tête de cette société ou est-ce là, l’expression d’une méfiance à l’égard de l’Homme noir ?, s’interroge Togo Matin.

 

Nous suivre sur Facebook

AFREEPRESS

Afreepress Premiére Agence de Presse Bilingue au Togo
BP: 20752 Lomé-Togo/ Cel :(+00228) 90 00 47 62 / 99 67 27 91 / 90 16 39 38 / 99 51 82 96
Siège : Bld de la Kara, rue de la Paroisse Saint Kizito
Tokoin Doumassesse (Adewui)
E-mail: afreepresstg@yahoo.fr

Partenaires

Top
Разработано с JooMix.
We use cookies to improve our website. By continuing to use this website, you are giving consent to cookies being used. More details…