samedi, 06 octobre 2018 09:53

Stanislas BABA : « Le Togo veut passer par la négociation dans le respect des droits internationaux pour obtenir l’extension de ses côtes »

©AfreePress-(Lomé, le 06 octobre 2018)- Le Togo aura d’ici quelques années l’autorisation de la maîtrise et d’exploitation des ressources de ses côtes maritimes jusqu'à 3500 milles nautiques ».

L’information a été portée à la connaissance du public vendredi 5 octobre 2018 par les premiers responsables du Haut Conseil pour la Mer (HMC) à Lomé. Le Togo et le Bénin ont soumis le 21 septembre 2018, une demande conjointe à la Commission des Limites du Plateau continental (CLPC) visant l’extension du plateau continental au-delà de 200 miles marins, en vertu du paragraphe 8 de l’article 76 de la  Convention des Nations Unies sur le droit  de la mer.

D’après le Président de la Commission nationale des frontières maritimes du Togo, Neyo TAKOUGNADI, l’initiative prise par le gouvernement permettra concrètement au Togo de connaître ses limites maritimes jusqu’à 3.500 milles, de maîtriser cet espace afin de bénéficier de ses ressources naturelles. 

Pour sa part, le ministre Conseiller du Président de la République pour la Mer, Stanislas BABA, a, au cours de cette rencontre, présenté les avantages que le Togo pourrait tirer lorsque la demande d’extension du plateau continental sera accordée. 

« Le plateau continental est une notion géologique qui renvoie aux richesses du sol et du sous-sol marin. Ce qui veut dire que si nous avons des richesses dans notre espace, nous serons en droit de les exploiter pour toujours. Lorsque vous connaissez votre espace maritime, vous devez les protéger. Parce que c’est non seulement un enjeu économique, mais également c’est un enjeu stratégique et de souveraineté nationale », a-t-il expliqué et d’insister sur le fait qu’une fois cette autorisation accordée, « le Togo pourra réclamer ses prétentions en ce qui concerne l’exploitation des ressources maritimes dans le respect du droit international ». 

« Le Togo et le Bénin partageant le même espace géologique et ont pensé que se mettre ensemble, mutualiserait un peu leurs ressources pour obtenir l’autorisation auprès de l’Organisation des Nations unies. Ça ne veut pas dire que c’est un dossier commun, mais c’est un gain de temps et c’est une mutualisation de moyens qui permet aussi de faire des  économies », a ajouté M. BABA.

Il a également précisé que la prochaine étape du dossier togolais est prévue sur janvier 2019 devant les Nations Unies. Elle sera consacrée à la présentation du résumé des exposés de motifs.

Il faut rappeler que le Togo est le 80e pays côtier sur 135 au monde à soumettre son dossier pour l’extension de son plateau continental.

Raphaël A.

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