mercredi, 20 novembre 2019 14:55

30ème anniversaire du CDE : Une table ronde a marqué l’évènement

©AfreePress-(Lomé, le 20 novembre 2019)- Le monde entier célèbre ce 20 novembre 2019, le 30ème anniversaire de la Convention des nations Unies relative aux droits de l’enfant (CDE), couplé avec les 10 ans des lignes directrices des Nations Unies relatives à la protection de remplacement. Pour marquer ces deux événements au Togo, les organisations militant en faveur des droits et du bien-être de l’enfant au Togo, en occurrence SOS Villages d’Enfants, Plan International, UNICEF et les centres d’accueil des enfants, ont organisé une table ronde à Lomé le 19 novembre 2019.

Cette table ronde a été ouverte par la ministre en charge de l’Action sociale et de la promotion de la femme, Tchabinandi Kolani Yentcharé, a pour finalités la présentation des lignes directrices relatives à la prise en charge de remplacement pour les enfants et la réponse de l’État togolais en la matière; de faire l’état des lieux des actions réalisées par les différents acteurs sur le terrain pour une prise en charge de qualité de chaque enfant.

Aussi, devra-t-elle servir de plateforme d’évaluation des gaps afin de dégager de meilleures approches pour la réussite des prochaines étapes.

En effet, les Lignes directrices servent actuellement à orienter les responsables politiques, les décideurs et les professionnels de la protection de l’enfance sur la façon d’aborder tant la prévention que la fourniture d’une protection de remplacement pour les enfants. Malheureusement, cet instrument complémentaire de promotion et de protection des droits de l’enfant n’est pas toujours mis en œuvre par les États signataires. Pour les enfants privés de protection parentale, ou qui risquent de l’être, les conséquences de cette situation sont souvent graves et parfois irréversibles.

« L’éclatement des familles a de terribles conséquences sur les enfants dont les plus graves sont leur exposition aux violations. Lorsque les enfants grandissent seuls, ils sont plus exposés à des violations de toutes sortes. En prenant en charge ces enfants, nous parvenons à faire du monde un meilleur endroit », a laissé entendre la Directrice nationale de SOS Villages d'Enfants, Essohouna Bakoussam Manzi-Nika, à l’ouverture des travaux.

La table ronde, a permis aux responsables des centres ou de familles d’accueil des enfants et aux bénéficiaires de la prise en charge, de partager leurs expériences et de faire des témoignages.

« J’ai été recueilli par SOS villages d’enfants à 0 an. J’y ai passé toute une grande partie de ma vie et c’est grâce à cette institution que je suis ce que je suis. Ce que je sais, c’est que je n’ai jamais manqué de l’amour familial. Aujourd’hui, je continue de visiter ma maman SOS. Je la visite souvent avec mes enfants. De plus, je suis devenu un docteur en sciences de l’éducation et j’encadre les étudiants et les forme dans la prise en charge », a déclaré Christophe Aklesso Nao, ancien bénéficiaire de la prise en charge de SOS villages d’enfants, aujourd’hui Docteur en sciences de l’éducation. Dans certains cas la prise en charge change non seulement la vie du bénéficiaire en bien mais aussi celle de sa famille d’origine. C’est le cas de Rachida Takoura, apprentie couturière, 20 ans qui est soutenue sur tous les plans depuis quatre ans. Sa maman a également reçu du financement pour une activité génératrice de revenus grâce au programme de prise en charge. « J’avais 16 ans quand j’ai refusé de continuer les cours, j’étais en classe de 5ème. Ma mère biologique me faisait du mal et j’ai appelé le numéro vert 1011. J’ai été dans une maison d’accueil. De là on m’a placé dans une famille qui m’a tout donné et continue toujours de le faire. Je suis en apprentissage depuis 2 ans et on m’a même acheté une machine à coudre. En 2020, je finis mon apprentissage », a conté Rachida Takoura.

SOS Village d'Enfants est une organisation internationale, apolitique et laïque de développement social, qui respecte la Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant. Elle est présente dans 135 pays à travers le monde et est à l'œuvre au Togo depuis 40 ans. Aujourd'hui elle intervient sur quatre sites ( Lomé, Kara, Dapaong et Atakpamé) grâce au soutien de bienfaiteurs de la Suède telles que la Société AstraZeneca et The Astrid Lindgren Company.

Anika A.

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