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©AfreePress-(Lomé, le 18 novembre 2019)- « Malgré les investissements massifs que le gouvernement mobilise dans l'agriculture, le secteur ne contribue pas suffisamment à l'amélioration des conditions de vie des paysans ».

C'est à partir de ce constat fait par Kossi Toussaint Aziamagnon, point focal de la Plateforme nationale de la Convergence des Luttes pour la Terre et l'Eau, qu'il est organisé du 26 au 27 novembre prochain au Togo la 1ère édition du Forum Social des Paysans.

Selon les organisateurs, ce forum s'inscrit dans la droite ligne des nombreux investissements des pouvoirs publics dans le secteur agricole, à travers des politiques et programmes.

Les premiers responsables de la Plateforme nationale de la Convergence des Luttes pour la Terre et l'Eau, structure organisatrice de l'événement, estiment qu' « il est important que la société civile, les producteurs et autres acteurs puissent se réunir pour apprécier les actions que mènent les gouvernants avec pour objectif de révolutionner le secteur et parviennent à faire des propositions de solutions alternatives. Notamment, que la société civile aussi apporte sa contribution aux initiatives en cours dans le secteur agricole et en faveur du paysan ».

Sont attendus à ce forum, les organisations de la société civile (OSC), les producteurs et les Organisations Paysannes (OP) ainsi que l'ensemble des acteurs de la chaîne de valeur du secteur agricole.

Amen A.

©AfreePress-(Lomé, le 18 novembre 2019)- Alors que plusieurs de ses collègues de l’opposition exigent un recensement général, le candidat déclaré du NET pense que le fichier électoral actuel est le fruit d’un travail consensuel entre le pouvoir et son opposition.

Pour le boss du Nouvel Engagement Togolais (NET), les partis de l’opposition doivent plutôt se concentrer sur le travail de terrain pour conquérir les électeurs et battre le parti au pouvoir à l’élection présidentielle de 2020.

« Le fichier électoral a une particularité, c’est qu’il est conçu de façon consensuelle. C’est-à-dire que, les Comités Listes et Cartes (CLC) qui sont en train de se mettre en place et qui vont commencer la révision électorale dans quelques jours, sont mis en place de façon consensuelle. On a deux représentants de l’opposition parlementaire, deux représentants de la majorité parlementaire, un représentant des partis extra-parlementaires et de l’administration. Normalement si le travail est bien fait, ce fichier électoral ayant été fait de façon consensuelle devrait être un acceptable », a-t-il laissé entendre ce lundi 18 novembre 2019 au micro de Radio Victoire FM.

M. Taama met quand même du bémol à ses déclarations et reconnaît que ce fichier contient quelques irrégularités.

« Le gros problème, c’est qu’aujourd’hui 75% de ce fichier est fait des personnes qui sont uniquement identifiées par les chefs cantons et les notables. Nous n’avons que 25% des Togolais qui ont des pièces d’identité. Et c’est ça qui pose problème. Le code électoral est un code qui a été mis en place par ceux qui prétendent être les plus grands politiciens du Togo. Le problème le plus important aujourd’hui, c’est qu’on aille sur le terrain pour un travail de fond pour la présidentielle. Ça ne sert à rien de dire aux gens que le fichier n’est pas bon. Le fichier, ses insuffisances sont dues à l’insuffisance de notre état civil. Donc il faut faire avec. Aussi il faut rappeler que c’est ce même fichier qui a permis à beaucoup de personnes d’être élues maires et conseillers. Il faut savoir ce que nous voulons pour ne pas faire une chose et son contraire…», a martelé le Président du NET.

« Le code électoral est consensuel. C’est à nous maintenant de trouver les moyens pour réduire les écarts. Pour les 75% des Togolais qui n’ont pas de pièces d’identité, il faut trouver un moyen pour faire en sorte qu’on descende au moins à 50% parce que c’est une réalité africaine et ce n’est pas au Togo uniquement qu’on a ce problème », a-t-il indiqué.

Raphaël A.

©AfreePress-(Lomé, le 18 novembre 2019)- Le Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) a officiellement lancé samedi 16 novembre 2019, la phase des réparations communautaires et collectives des victimes des violences à caractère politique au Togo. C’est la localité de Djéréhouyé, située dans préfecture de l’Ogou (10 km au nord d’Atakpamé) qui accueilli la première étape de ce programme.

Le volet des réparations communautaires et collectives, entamé par le HCRRUN est une recommandation de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR). « Ce volet de la mission du HCRRUN va consister à aider les communautés en conflit à surmonter leurs différends notamment par la réalisation de projets de développement d’intérêt commun. Ces projets seront conçus avec l’implication effective de toutes les composantes des communautés concernées », précise un communiqué rendu public par l’institution présidée par Mme Awa Nana Daboya.

Selon le HCRRUN, des rencontres seront organisées sous forme de séances d’écoute et de discussions avec les représentants des différents groupes sociaux en conflit, les autorités administratives, traditionnelles, religieuses et les élus de ces différentes communautés, ainsi que divers groupes sociaux, dont ceux des jeunes et des femmes.

Le choix porté sur Djéréhouyé dans l’Ogou pour le démarrage du programme n’est pas le fruit du hasard, d’après le HCRRUN.

La localité a été retenue en raison des conflits communautaires qu’elle connaît et pour lesquels le HCRRUN est déjà intervenu pour apaiser les tensions.

A noter que la recommandation 54 de la CVJR recommande que des réparations communautaires et collectives soient privilégiées dans le cas de conflits intercommunautaires et de déplacements de populations. « Ces réparations qui peuvent prendre la forme d’œuvres d’utilité publique ou de projets de développement doivent être distinguées de projets ordinaires de l’Etat », informe le HCRRUN.

En outre, la CVJR recommande qu’une attention particulière soit accordée aux problèmes fonciers, à ceux de la chefferie traditionnelle et aux abus d’autorité qui sont souvent à la base de ces conflits intercommunautaires. Elle recommande enfin que là où les conditions le permettent, des actions de réconciliation traditionnelle ou de médiation soient menées en vue de rétablir la cohésion entre les groupes sociaux en conflit.

Raphaël A.

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